Arsène Wenger, le dernier samouraï

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Arsène Wenger, le dernier samouraï
Arsène Wenger, le dernier samouraï

Début 1995, Arsène Wenger prend le monde du football à contre-pied en signant au Japon, à Nagoya, quelques mois après son limogeage de l'AS Monaco. Un séjour de 18 mois qui fera office de transition cruciale entre Monaco et Arsenal dans la carrière du technicien alsacien.

Départ surprise à Nagoya
" Ce n'est pas Arsène Wenger qui est venu me chercher pour aller au Japon, c'est moi qui l'ai appelé. J'ai toujours été attiré par l'Asie et j'ai plusieurs fois songé à aller sur ce continent. Un jour, mon frère Franck me dit : "T'as vu que Wenger est parti au Japon ?" J'ai téléphoné de suite à Arsène et lui ai demandé comment il avait fait pour débarquer à Nagoya. Il m'a répondu : "Pourquoi tu me demandes ?" Je lui ai expliqué que j'avais toujours eu envie de vivre une expérience en Asie et il m'a simplement dit : "Si ça t'intéresse, tu m'intéresses !" C'est comme ça que je suis parti. " Ancien international français et pilier de l'AS Monaco au début des années 90, Gérald Passi a eu la chance d'accompagner Arsène Wenger lors de son escale de 18 mois au Japon. Fraîchement limogé de l'AS Monaco après huit saisons brillantes - champion 1988, Coupe de France 1991, finale de Coupe des coupes 1992 -, mais un début de saison raté, l'Alsacien est approché par Nagoya l'hiver suivant. Début 1995, il débarque en J-League à la tête d'un club de bas de tableau. Ses premières décisions : prendre Boro Primorac comme adjoint - ce dernier est encore compagnon de route 20 ans après à Arsenal - ainsi que deux joueurs français avec Franck Durix et Gérald Passi, pour compléter un effectif qui compte également le génie Dragan " Pixie " Stojkovi?.

Passi se souvient d'un football à construire : " Quand on est arrivé, le football japonais était très naïf et bon enfant, avec une perception du football uniquement comme un jeu. La J-League existait depuis trois ans, les clubs ne descendaient pas... Tout était un peu rose, et nous, on arrivait d'un football où la nécessité du résultat était omniprésente. " Pour Arsène Wenger, plusieurs difficultés se présentent : la barrière de la langue, le choc culturel, et la faiblesse tactique de ses ouailles. Pour ce qui concerne le terrain. Car en dehors, où les francophones passent beaucoup de temps à discuter ensemble " car sinon on ne parlait à personne ", Gérald Passi se souvient de quelques situations cocasses, notamment au tout début de l'aventure : " Aussi bizarre que cela puisse paraître, les Japonais ont le regard tourné vers les États-Unis, donc quand ils organisent quelque chose, ils font une sorte de show à l'américaine. Ils ont fait la présentation de l'équipe dans un énorme amphithéâtre en...



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