Arsenal, prédateur de clubs français

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Depuis la saison 1969-1970, date d'une première confrontation avec Rouen, Arsenal a affronté onze équipes françaises pour quasiment autant de qualifications à la clé. De quoi s'inquiéter pour l'AS Monaco, mercredi en huitième de finale aller de Ligue des champions.

  • Rouen, la première victime
    La première rencontre entre Arsenal et le football français en compétition européenne remonte à la saison 1969-1970. En plein âge d'or, Rouen participe à la Coupe des villes de foire, l'ancêtre de la Ligue Europa. Les Hauts-Normands profitent à fond de l'expérience : les Néerlandais de Twente au premier tour, les Belges de Charleroi au second. Mais en huitième de finale, Arsenal apparaît comme un morceau d'un tout autre calibre. À la maison, les Rouges font bonne figure, mais ne parviennent pas à marquer, et au retour, ils frôlent l'exploit avec un but tardif des Gunners. Fin cruelle de la belle histoire - Rouen étant relégué administrativement à la fin de la saison à cause de soucis financiers - quand les Londoniens se dirigent tranquillement, mais sûrement vers leur premier titre continental à la fin de la saison.

  • PSG, Auxerre, Nantes, victimes à élimination directe
    Il faudra attendre 24 ans pour voir Arsenal croiser de nouveau la route d'un club français, initiant une série dont le foot français se serait bien passé. Au printemps 1994, c'est le PSG de Michel Denisot qui pense s'offrir le scalp des Anglais sans trop forcer en demi-finale de Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe. Il faut dire que les Parisiens viennent de sortir le Real Madrid pour la seconde saison d'affilée, alors ce ne sont pas les Gunners qui leur font peur. Sauf que la réciproque est également vraie, une vieille supportrice anglaise affirmant aux caméras de Téléfoot, quelques jours avant la rencontre, qu'elle est certaine du résultat : " Arsenal va se qualifier ". Meilleure pronostiqueuse que le Roi Pelé, la Londonienne voit ses protégés bouter le PSG hors de la compétition avant de s'adjuger le trophée contre les tenants du titre parmesan. Solide.

    Une année plus tard, même compétition, quarts de finale, c'est cette fois-ci l'AJ Auxerre qui défie Arsenal. En position d'outsider, les Bourguignons décrochent un excellent nul à Highbury (1-1) et se croient à portée d'exploit. Sauf qu'au retour, Ian Wright les calme rapidement d'une mine en lucarne et envoie son club dans le dernier carré. Cette année-là, il faut un but aussi improbable que mythique de Nayim, du FC Saragosse, pour faire perdre Arsenal en finale. Un exploit que ne parviennent pas à reproduire...






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