Arsenal, leader sans saveur

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Arsenal, leader sans saveur
Arsenal, leader sans saveur

Privés de Mesut Özil et de sa lumière, les Gunners ont arraché un point sans briller à Stoke (0-0) grâce à un Petr Čech décisif. Arsenal reprend la tête de la Premier League alors que les hommes de Mark Hughes pouvaient espérer mieux.

Stoke City 0-0 Arsenal FC


C'est le foot. Les grands joueurs s'élèvent lors des grands matchs, des grands soirs, ceux qui font la différence entre un champion et son dauphin. Reste qu'un titre de champion, c'est avant tout des victoires lorsqu'on est moins bien. Des succès que l'on remporte souvent avec un peu de chance et parfois, sur la grâce d'un seul homme. Privé de ses héros Özil, Cazorla ou Sánchez, Arsenal commence doucement à s'en rendre compte. C'est d'un génie de cette trempe dont rêvait sûrement ce dimanche soir Arsène Wenger, sans sourire sur son banc, qui a vu ses Gunners insipides en première période, bousculés en deuxième.

Le roc Butland

En ce moment, Arsène Wenger a le cul entre deux chaises. L'entraîneur français sait qu'il ne peut pas se permettre de perdre des points mais aussi qu'il n'a pas forcément les armes pour lutter tous les trois jours. Reste qu'un déplacement à Stoke est toujours particulier. Dans les travées du Britannia Stadium, Wenger est une cible, un masque, l'objet d'un chant. Il est un peu de tout ça depuis quelques années et des déclarations fracassantes sur le style de jeu des Potters. Mais ce dimanche, c'est bien le Français qui refuse le jeu dès la feuille de match. Privé de Mesut Özil, blessé au pied, Wenger fait en réalité avec ce qu'il a et aligne un solide 4-1-4-1 autour d'un milieu renforcé. Cette fois, même si les Gunners n'ont plus gagné à Stoke depuis 2010, l'objectif est de ne pas perdre. D'autant qu'en face, les hommes de Mark Hughes ne sont plus des gars motivés par le sang mais plutôt par la gagne. Le Gallois relance donc l'équipe victorieuse cette semaine face à Norwich (3-1) et veut se rapprocher encore un petit peu plus de l'Europe. Reste qu'en l'absence de Shaqiri, touché à la cuisse, Stoke peine à s'approcher du but des Gunners et ne se montre dangereux que de loin par Arnautović ou Afellay. Sans succès.

De son côté, Arsenal tient le ballon sans vraiment savoir quoi en faire. La créativité d'Özil, posé sur son canapé, manque et les joueurs d'Arsène Wenger enchaînent les approximations techniques. Giroud, seul en pointe, ne cesse de lever les bras de dépit et est malheureux à la vingtième, manquant son face-à-face…




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