Arsenal, le schizophrène

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Arsenal, le schizophrène
Arsenal, le schizophrène

À voir la destruction opérée par Arsenal sur Manchester United, on se dit que cette équipe a tout pour jouer le titre. Seulement, les observateurs d'Arsenal savent que l'inconstance fait partie de l'ADN des Gunners ces dernières années. Tentative d'explication.

L'espoir mancunien aura duré 7 minutes. Le temps de voir des Gunners affamés leur sauter à la gorge d'entrée de jeu, et de frapper, vite, mais surtout fort, à la manière d'un Mike Tyson des grandes heures. 12 minutes plus tard, Arsenal, toujours aussi entreprenant, enfonçait le clou par Alexis Sánchez. K.O technique. Circulez, il n'y a rien à voir. Si le Chilien, auteur d'un doublé, est objectivement l'une des trois meilleures individualités offensives de Premier League, avec Agüero et Hazard, c'est toute la performance collective déployée par les Gunners qui est à saluer aujourd'hui. Hyper agressifs dès le coup d'envoi, chose rarement vue dans les gros matchs du côté de l'Emirates, les hommes de Wenger ont semblé remporter tous leurs duels en première période. Et si mettre une Madjer dans un angle fermé et trouver la lucarne d'une frappe sèche à l'entrée de la surface ne sont pas donnés à tout le monde, même au plus haut niveau, les locaux ont laissé une impression de domination qui a laissé tout le monde sans voix. Mais alors, comment cette équipe peut-elle s'incliner face à l'Olympiakos ou le Dinamo Zagreb, puis faire valser l'un des favoris au titre dans un laps de temps si court ? Et surtout, l'équipe de Wenger est-elle capable de répéter ce genre de performances tous les week-ends, histoire de devenir la machine de guerre tant espérée par les supporters ?

Le carré magique des Gunners


Au sortir du match, l'Alsacien esquissait un début de réponse : "Écoutez, j'ai entraîné beaucoup d'équipes fortes, et je n'ai jamais eu une équipe qui parvenait à enchaîner soixante matchs au même niveau. Et nous devons l'accepter. Nous sommes tous des êtres humains. Là où nous sommes peut-être coupables, c'est de s'être dit que cela ferait l'affaire contre l'Olympiakos et peut-être qu'il nous a manqué un peu de discipline." La discipline, un ingrédient essentiel pour profiter des faiblesses de l'adversaire. Un adversaire qui, justement, en manquait cruellement dimanche. Ainsi, derrière la paire Carrick-Schweinsteiger, les Gunners ont pu profiter quarante-cinq minutes durant d'un espace qui ressemblait à une autoroute à cinq heures du matin. Impensable. Sur les côtés, Young qui, au vu de la non-performance défensive de Memphis et de son poste de formation, peut avoir quelques excuses, mais surtout Darmian ont laissé également deux boulevards dans leur dos. Du pain béni…


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