Arrêtons le massacre de la langue française

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Le grammairien et lexicographe Jean Maillet livre, dans son dernier ouvrage, un plaidoyer pour un bon usage de la langue française.
Le grammairien et lexicographe Jean Maillet livre, dans son dernier ouvrage, un plaidoyer pour un bon usage de la langue française.

Au jour d'aujourd'hui, si ce que Jean Maillet raconte dans son ouvrage Langue française, arrêtez le massacre s'avère exact, nous devons cesser d'être solidaires les uns des autres et ne plus reporter à plus tard nos bonnes résolutions : il faut cesser de répéter ces rengaines que l'on entend trop souvent, et ne plus laisser aux linguistes le monopole exclusif des bonnes pratiques de la langue française, en arrêtant l'usage des redondances. Rien que dans cette première phrase, il n'y aurait pas moins de six tautologies. Six. Cherchez bien (*). Dans son plaidoyer pour un bon usage de la langue française, Jean Maillet s'en prend aussi à la "pseudo-théorie du genre... grammatical". Ainsi, "antidote", "apogée", "armistice", "augure", "soldes", "termite" ou "tentacule" sont du genre masculin, alors qu'"échappatoire", "espèce" ou "oasis" sont féminins. En revanche, on prend moins de risques avec "alvéole", "réglisse" ou "thermos", qui admettent les deux genres. Un "tri sélectif" abusif Pas de pitié non plus pour les fautes de syntaxe. Ainsi, le grammairien et lexicographe précise qu'on se "souvient d'un événement" et qu'on se "rappelle un événement", qu'on "pallie une pénurie" (et non "à une pénurie"), qu'on habite "à Paris" et non "sur Paris"... L'auteur demande que l'on soit "intransigeant avec les intransitifs" : l'équipe de France ne "joue pas l'Angleterre", mais "contre l'Angleterre". Quant aux pataquès (les "fautes de...

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