Arrêtés anti-burkini : «Très difficiles à mettre en oeuvre », pour le maire d'Antibes

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Arrêtés anti-burkini : «Très difficiles à mettre en oeuvre », pour le maire d'Antibes
Arrêtés anti-burkini : «Très difficiles à mettre en oeuvre », pour le maire d'Antibes

Une nouvelle pierre posée dans le jardin des arrêtés dits anti-burkini. Ils sont « faciles à prendre, mais très difficiles à mettre en oeuvre », estime Jean Leonetti le député-maire Les Républicains d'Antibes. Il est le seul édile d'une grande commune du littoral des Alpes-Maritimes à ne pas avoir pris de décision de ce type.

Cette tenue pour se baigner a donné naissance à des polémiques en chaîne depuis l'annulation d'une journée burkini dans un parc aquatique des Bouches-du-Rhône. Pour éviter tout débordement, plusieurs maires ont donc pris un arrêté pour l'interdire, mais le Conseil d'Etat doit statuer sur leur légalité.

 

Un trouble public sur le bitume ?

« Aujourd'hui, qu'est-ce que c'est qu'un burkini ? Est-ce qu'on peut avoir quelque chose sur la tête ou pas, est-ce qu'on peut rester sur la plage en étant habillé ?... On n'arrive pas à définir exactement ce qui est de la provocation », explique Jean Leonetti.

« Le caractère ostentatoire (d'une tenue) c'est une appréciation relativement floue. Quand est-ce que c'est ostentatoire et troublant l'ordre public et quand est-ce que ça ne l'est pas... », ajoute-t-il. Le maire soulève également le problème de « l'espace » dans lequel s'applique l'interdiction : « Si le trouble à l'ordre public existe sur la plage, une tenue similaire qui couvre le corps de la femme n'est-il pas aussi trouble à l'ordre public sur le bitume, ou dans les magasins ? ».

 

Il ne s'oppose pas aux maires ayant pris l'arrêté

A Antibes, relate-t-il, « on a fait une inspection des plages, on a trouvé au bout de trois inspections complètes sur Juan-les-Pins une seule personne avec un voile qui accompagnait un vieux monsieur ». « La police m'a dit qu'il n'y avait pas de manifestation, d'acte de provocation ni de réprobation autour, et qu'il n'y avait pas du tout de trouble à l'ordre public », tandis que les commerçants et les ...

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