Arrêt des recherches après l'avalanche au Népal

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ARRÊT DES RECHERCHES APRÈS L'AVALANCHE AU NÉPAL
ARRÊT DES RECHERCHES APRÈS L'AVALANCHE AU NÉPAL

KATMANDOU (Reuters) - Les recherches ont été stoppées lundi en fin de matinée au mont Manaslu au Népal, éliminant quasiment tout espoir de retrouver des survivants au lendemain d'une avalanche qui a fait neuf morts et sept disparus, selon des responsables français.

Cinq alpinistes avaient été retrouvés sains et saufs lundi matin, avant l'arrêt des recherches.

"Il n'y a plus d'espoir de retrouver des disparus", a déclaré en France le vice-président du Syndicat national des guides de montagne, Christian Trommsdorff, qui est en relation avec les équipes de secours de l'Himalaya.

Dans un premier temps, les autorités népalaises avaient fait état de onze morts, dont sept français, au mont Manaslu, qui culmine à 8.163 m et est le huitième plus haut sommet du monde.

Mais selon Christian Trommsdorff, le bilan s'établit désormais à neuf morts et sept disparus. Parmi les décédés, on compte quatre Français, deux guides de Chamonix accompagnés de deux clients.

Un autre guide français et son client figurent parmi les disparus. Au nombre des autres victimes, on recense un alpiniste canadien, des Espagnols, un Italien, un Allemand et un Népalais.

Le ministère français des Affaires étrangères fait état pour sa part de quatre Français décédés et de deux autres disparus, selon un bilan provisoire.

Le groupe emporté par l'avalanche était composé d'une trentaine d'alpinistes partis conquérir l'un des sommets les plus difficiles et dangereux du monde.

"TOUT SEMBLAIT DÉTRUIT"

Leur campement était installé à 6.800 m d'altitude, encore loin du sommet. Les alpinistes ont été frappés dans leur sommeil par la chute d'un mur de glace et de neige qui s'est détaché de la paroi rocheuse en amont du camp.

"Tout semblait détruit sur le site", a raconté Nima Nuru Sherpa, le voyagiste organisateur de l'expédition pour les alpinistes français, qui a participé lundi au transport de leurs corps à Katmandou, la capitale népalaise.

"Nous n'avons vu aucune tente ni effet personnel des alpinistes", a-t-il dit à Reuters.

Des hélicoptères ont ramené cinq alpinistes sains et saufs, dont deux Italiens, ainsi que six corps.

Huit autres alpinistes, qui ne sont pas blessés, se trouvent toujours dans le camp, situé dans le district de Gorkha dans le nord-ouest du pays, et certains pourraient continuer leur ascension, selon Basanta Bahadur Kunwar.

L'avalanche de dimanche est la catastrophe la plus grave en près de vingt ans. En 1995, au moins 42 personnes, dont 17 étrangers, avaient trouvé la mort dans le secteur de l'Everest.

Le Népal, qui se remet difficilement de dix années de guerre civile, craint que cet accident ne porte un rude coup au tourisme, vital pour son économie. Le tourisme représente 4% du produit intérieur brut (PIB) du pays.

"Ce n'est pas bon pour l'alpinisme. Ça nous incite à la vigilance quant à la gestion de la taille des expéditions et sur la façon d'éviter les victimes", estime Surendra Sapkota, responsable du ministère du Tourisme.

Selon lui, 232 étrangers ont obtenu l'autorisation d'entreprendre l'ascension du Manaslu pour la saison d'automne qui a commencé ce mois-ci. Ces alpinistes sont accompagnés de plus de 150 guides locaux et de personnels d'assistance.

Le Népal compte huit des 14 sommets les plus élevés du monde, dont le plus haut, l'Everest.

Gopal Sharma et Catherine Lagrange à Lyon; Danielle Rouquié et Julien Dury pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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