Arrêt des négociations sur le chantier du canal de Panama

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ARRÊT DES NÉGOCIATIONS SUR LE CHANTIER DU CANAL DE PANAMA
ARRÊT DES NÉGOCIATIONS SUR LE CHANTIER DU CANAL DE PANAMA

MADRID (Reuters) - Les négociations sur de nouveaux financements pour poursuivre le chantier de l'agrandissement du canal de Panama ont été rompues, a annoncé mercredi le consortium de groupes de construction emmené par l'espagnol Sacyr.

L'Autorité du Canal de Panama (APC) est à l'origine de la rupture, a assuré le consortium Grupo Unidos por el Canal (GUPC), tout en ajoutant qu'il continuait de chercher une solution.

Le consortium - qui comprend en plus de Sacyr l'italien Salini Impregilo, le belge Jan De Nul et le panaméen Constructora Urbana - avait menacé d'arrêter les travaux si l'Autorité du canal n'assumait pas les surcoûts estimés à 1,6 milliard de dollars (1,2 milliard d'euros).

Dans son communiqué de mercredi, il souligne que 10.000 emplois sont menacés si aucune solution n'est trouvée.

"Le consortium international (...) continue de rechercher une solution pour financer la réalisation du projet et l'achèvement des travaux en 2015, même si l'APC a rompu les négociations", affirme-t-il.

La nouvelle fait chuter l'action Sacyr de 6,4% à la Bourse de Madrid à 11h00 GMT tandis que Salini Impregilo décroche de 1,94% à Milan.

"Cela ressemble à un terme définitif des négociations et je ne serais pas surpris si le Panama avait déjà un plan B tout prêt", a déclaré un trader madrilène sous le couvert de l'anonymat.

"S'agissant de Sacyr, il reperd aujourd'hui ce qu'il avait gagné hier dans l'anticipation d'un accord, mais les dégâts en termes d'image sont déjà faits. Désormais, tous les contrats qu'ils décrocheront seront examinés à la loupe."

Le contrat au Panama représente environ un quart du chiffre d'affaires du groupe espagnol à l'international.

Entamés en 2007 pour un montant de 5,25 milliards de dollars, les travaux de creusement et d'élargissement sont censés doubler la capacité du canal, un des points de passage clés du commerce maritime mondial. Ils sont achevés à 72% selon le site internet de l'APC.

L'arrêt du chantier constituerait un contretemps fâcheux pour les groupes internationaux qui souhaitent y faire transiter des bateaux à fort tonnage, notamment pour le transport de gaz naturel liquéfié (GNL) du Golfe du Mexique vers les marchés asiatiques, et il coûterait à Panama des millions de dollars en manque à gagner sur les droits de passage.

Sonya Dowsett, avec la contribution de Tracy Rucinski, Véronique Tison et Juliette Rouillon pour le service français

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  • zoila5 le mercredi 5 fév 2014 à 12:40

    Ce canal est maudit... Ferdinand De Lesseps réveille toi !!!