Arnaud Montebourg veut une primaire "loyale", mais encore ?

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Arnaud Montebourg avec, à gauche, Laurent Baumel, lors de l'ascension du mont Beuvray, en mai.
Arnaud Montebourg avec, à gauche, Laurent Baumel, lors de l'ascension du mont Beuvray, en mai.

C'est donc entendu : sauf énorme surprise, Arnaud Montebourg annoncera sa candidature à l'élection présidentielle de 2017 dimanche, sur un podium planté sur le terrain de foot de Frangy-en-Bresse. Ses amis ne connaissent pas vraiment les termes de sa déclaration, mais aucun ne doute de sa volonté ? ils y travaillent depuis des mois. Une interrogation revient en revanche dans leurs bouches. Arnaud Montebourg, disent-ils, préfère concourir à l'Élysée par le biais de la primaire de la gauche, mise en place par le PS. Le contraire serait étonnant : Montebourg n'a-t-il pas été son plus ardent promoteur, harcelant Martine Aubry dès 2009 pour que la patronne de Solférino l'organise pour 2012 ? Mais, ajoutent bien vite les proches de Montebourg, la primaire doit être « loyale ». Elle ne doit pas « être une mascarade », précise le député d'Indre-et-Loire Laurent Baumel, l'un de ses proches. Sinon, menacent-ils, Montebourg pourrait griller cette étape interne et se présenter directement au premier tour.

Autre problème de taille...

Qu'est-ce qu'un socialiste considère comme déloyal ? Vaste question. La critique vise avant tout Jean-Christophe Cambadélis, patron de Solférino, ainsi que les soutiens de François Hollande. Les proches de Montebourg soupçonnent en effet ces derniers de vouloir réduire la primaire à un processus de soutien au chef de l'État et au gouvernement sortant. « Pour l'instant, on anticipe une...

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