Arnaud Montebourg veut dynamiser la robotique en France

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LYON (Reuters) - Arnaud Montebourg a lancé mardi à Lyon un "plan robotique" destiné à structurer et aider une filière identifiée comme levier de croissance et dans laquelle la France a pris du retard sur ses concurrents.

Ce plan, baptisé "France Robots initiatives", sera doté de 100 millions d'euros.

"La seule robotique de service représentera un marché de 100 milliards d'euros en 2020 selon la commission européenne et ce marché sera multiplié par 30 en dix ans", a déclaré le ministre du Redressement productif.

Ce plan, présenté dans le cadre de la troisième édition du salon Innorobo, qui se positionne désormais comme le premier sommet international de la robotique de service, prévoit notamment de soutenir les fonds propres des PME qui souhaitent se développer.

"L'Etat rentrera à hauteur de 15 millions d'euros dans ce fond de 60 millions, par l'intermédiaire de la Caisse des Dépôts et Consignations", a précisé Arnaud Montebourg. "C'est un geste de solidarité à la filière, comme nous l'avons fait pour l'automobile et l'aéronautique".

Autre volet de "France Robots Initiatives", une incitation à la robotisation de l'industrie française, très en retard dans le domaine, comme le soulignait en novembre dernier le rapport Gallois sur la compétitivité de l'économie française.

"On compte seulement 34.000 robots industriels en France, contre 60.000 en Italie et 150.000 en Allemagne", a regretté Arnaud Montebourg.

"La robotisation de notre appareil productif est un enjeu majeur de notre compétitivité, elle permettra de sauvegarder de la production industrielle, des emplois et de prévenir des délocalisations, c'est un levier central dans le processus de relocalisation".

Pour ce faire, le gouvernement mobilisera 300 millions d'euros de prêts bonifiés destinés à financer les investissements des entreprises dans la robotisation de leurs chaines de production.

Afin de favoriser l'émergence de nouveaux marchés, l'Etat prévoit encore une série d'appels d'offres publics, à hauteur de 10 millions. "L'ensemble des ministères et des établissements publics les plus importants auront désormais des objectifs en matière d'achats innovants", a dit Arnaud Montebourg.

Une fois référencées, les entreprises élues pourraient partir plus facilement à la conquête de marchés étrangers. Le ministre du Redressement productif a notamment cité l'exemple du robot français Rosa, spécialiste des interventions chirurgicales du cerveau. Il équipe désormais les hôpitaux français et peut ainsi plus facilement s'exporter.

Catherine Lagrange, édité par Patrick Vignal

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  • knbskin le mardi 19 mar 2013 à 22:39

    Ce que Montebourg ne semble pas comprendre, c'est que les robots (l'informatique, l'automatisation, ..) suppriment des postes NON QUALIFIES (et nous avons pléthore de chômeurs non qualifiés) et crée pléthore de postes qualifiés (et nous manquons de gens qualifiés). En outre, il N'EXISTE PLUS d'industrie de la MACHNIE-OUTIL en France ...

  • M3154658 le mardi 19 mar 2013 à 15:29

    Hallucinant ce type de commentaire ... !!!

  • M3154658 le mardi 19 mar 2013 à 15:27

    Y a qu'à ... Il faut qu'on ... !!! quelle clairvoyance ... !!! Mais surtout pas avec mon argent ... bien sûr ! avec l'argent des contribuables ...