Arnaud Montebourg rencontre les syndicats de PSA

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PARIS (Reuters) - Le ministre du Redressement productif a rencontré samedi matin les représentants syndicaux des salariés de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en marge du salon de l'automobile de Paris.

Arnaud Montebourg est arrivé en début de matinée au parc des expositions de la Porte de Versailles, où se tient depuis une semaine ce Mondial de l'Automobile, au volant d'une Zoe, la voiture électrique de Renault.

Il était attendu par des salariés de l'usine d'Aulnay, dont PSA a annoncé en juillet la fermeture à l'horizon 2014, dans le cadre d'un vaste plan de restructuration qui prévoit 8.000 suppressions de postes en France.

Le président François Hollande a promis le 20 septembre une négociation tripartite (direction-syndicats-Etat) sur l'avenir du site d'Aulnay-sous-Bois et celui de Rennes (Ille-et-Vilaine), où 1.400 emplois sont menacés.

"J'ai déjà rencontré l'intersyndicale à plusieurs reprises, c'est un dossier pour nous sensible, difficile, donc je vais les revoir", a déclaré Arnaud Montebourg à son arrivée. "J'ai des informations à leur donner, que je vais leur donner."

Tanja Sussest, déléguée du syndicat SIA, a déclaré aux journalistes présents que les salariés du site d'Aulnay voulaient la date de la réunion tripartite.

"On veut mettre notre grain de sel dans la composition de cette tripartite. On ne veut pas que ce soit le concierge de l'avenue de la Grande Armée (siège de PSA) qui vienne mais des gens qui ont des pouvoirs de décision", a-t-elle ajouté.

Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de l'usine d'Aulnay, a pour sa part reproché au gouvernement et à Arnaud Montebourg de s'intéresser plus à la direction du constructeur automobile qu'au sort de ses salariés.

"Plusieurs centaines de millions d'aide supplémentaire ont été mis sur la table sans demander la moindre contrepartie sur le maintien de l'emploi", a-t-il dit. "Maintenant il y en a marre, il faut que ça cesse cette comédie (...) Il n'y a pas d'argent public à donner à Peugeot (...) Maintenant il faut qu'on s'occupe des revendications des salariés."

Emmanuel Jarry

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