Arnaud Montebourg prône un retour à trois opérateurs télécoms

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ARNAUD MONTEBOURG PLAIDE POUR UNE CONSOLIDATION DU SECTEUR DES TÉLÉCOMS
ARNAUD MONTEBOURG PLAIDE POUR UNE CONSOLIDATION DU SECTEUR DES TÉLÉCOMS

par Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg a appelé jeudi les opérateurs télécoms à trouver des solutions alternatives aux plans sociaux et a plaidé à nouveau pour un retour à trois acteurs sur le marché français du mobile.

Invité d'une conférence sur les télécoms organisée par les Echos, le ministre a dénoncé la "spirale destructrice" de la guerre des prix dans le secteur qui conduit à des plans sociaux "à tous les étages" au lendemain de l'annonce par Bouygues Telecom (Bouygues) d'un projet de suppression de plus de 1.500 emplois.

"J'appelle les acteurs à trouver d'autres solutions que les plans sociaux", a déclaré le ministre, affirmant que des alternatives étaient possibles.

"On peut économiser la destruction de 1.500 emplois".

Le ministre, qui avait déjà plaidé à plusieurs reprises pour une consolidation du secteur, a réaffirmé qu'un retour à trois opérateurs était inéluctable sur un marché français du mobile qui est "en ruines", a-t-il dit.

"Nous défendons le retour à trois. Nous travaillons ensemble les uns et les autres", a expliqué le ministre, qui avait appelé le mois dernier le PDG de Bouygues, Martin Bouygues, à trouver des solutions avec d'autres opérateurs pour sa filiale, en perte au premier trimestre, afin d'éviter un plan social.

Des discussions menées avec Orange et Free (Iliad) n'ont cependant pas permis à ce jour de déboucher sur un accord, a expliqué mercredi le PDG de Bouygues Telecom Olivier Roussat lors de la présentation du plan de restructuration de l'entreprise.

Invité jeudi de la conférence des Echos, le secrétaire général d'Orange Pierre Louette a pour sa part déclaré que les termes d'un accord n'avaient pas pu être trouvés avec Bouygues Telecom, ajoutant qu'Orange pourrait examiner d'éventuelles opportunités à la seule condition qu'elles créent de la valeur pour le groupe.

LE MARCHÉ MISE TOUJOURS SUR UNE CONSOLIDATION

Le marché continue, lui, de faire le pari d'une consolidation à terme du marché français, ce qui alimente un rebond des valeurs du secteur dans la matinée, chahutées la veille après les déclarations de Bouygues Telecom.

A 12h55, l'action Bouygues occupe la tête des hausses du CAC 40 avec un gain de 4,04% à 33,315 euros pendant qu'Iliad bondit de 6,29% à 234,95 euros, signant ainsi la plus forte progression de l'indice SBF 120. De leur côté, Numericable progresse de 1,76% à 44,72 euros et Orange de 0,37% à 12,26 euros. Le CAC 40 s'octroie 0,14%.

"Bouygues devait présenter une stratégie en rupture pour donner l'impression qu'il était prêt à faire cavalier seul et susciter des craintes au sein du gouvernement sur les conséquences possibles en termes de prix et d'emplois", soulignent les analystes de Jefferies dans une note.

"En réalité, les perspectives de redressement de Bouygues apparaissent éloignées et les objectifs du plan semblent vagues. Tout cela fait de la consolidation l'issue la plus probable."

Les acteurs du secteur attendent avec impatience la décision attendue courant juillet de la Commission européenne sur un projet de consolidation en Allemagne, qui pourrait donner le signal d'autres mouvements de rapprochement en Europe.

Egalement invité de la conférence, le président de l'Autorité française de la concurrence Bruno Lasserre a jugé probable un feu vert des autorités européennes.

(Avec la contribution d'Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot)

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  • fpelu le jeudi 12 juin 2014 à 16:55

    lm123457 tu as tout à fait raison. Ils raisonnent comme les soviets. On aurait plus croire que ça n'existerait plus, mais non.

  • SaasFee le jeudi 12 juin 2014 à 16:07

    Encore u e ruse pour casser la concurrence, redorer les resultats du secteur dont ceux d'Orange et ainsi se gaver de dividendes.Quand l' actionnaire privé se sert des dividendes, l'etat joue les populistes et crie au scandal. Mais lorsque ce meme etat brise les regles de base de la concurrence pour ses servir des dividendes anormaux (cf Orange, qui se fait rincer par une distribution de dividendes tres elevee), tout le monde trouve ça bien...

  • jany7 le jeudi 12 juin 2014 à 15:15

    il les avait si il avait appuyer bouyges dans le rachat de srf il a planté le secteur

  • ppww le jeudi 12 juin 2014 à 12:04

    tout ce qu'il va faire...et tout ce qu'il fait.

  • lm123457 le jeudi 12 juin 2014 à 11:28

    C'est bien u nmec de gauche; Il ne voit qu'un seul problème à la fois. Il voudrait garder des emplois et donc il fustige la "guerre des prix". On appelle cela la concurrence. La seule solution est alors le système soviétique : pas de guerre des prix, mais des prix décorrélés de la réalité. Ah vivement qu'on foute une super patée à la gauche et l'extreme gauche !

  • c.monti1 le jeudi 12 juin 2014 à 11:14

    "sauver des emplois" sans prendre en compte les résultats de l'entreprise , il n'y a que nos politiciens qui pensent comme ça, , s'en foutent ils balancent la dette aux enfants. La vie est tellement plus douce à distribuer de l'argent qu'on nous prete, tout le monde en reve. Parfois le réveil est difficile mais a ce moment on ne les verra plus.

  • bordo le jeudi 12 juin 2014 à 11:02

    C'est une formidable idée ! Je lui suggère de prendre une baguette magique qui contiendra un nerf de bovidé ou un cheveu de Ségolène et de taper sur le code ISIN des sociétés qu'il veut fusionner, de dire avada kedavra, il y aura un éclair vert et pouf ! les sociétés feront faillite.

  • JODHY le jeudi 12 juin 2014 à 10:23

    il veut 3 opérateurs , pour que les prix montent pour sauver des canards boiteux, ces gens là sont sensé oeuvrer pour nous , en vérité ils sont là pour nous faire casquer, ils devraient etre déférer devant une cour de justice avec a la clé 10 ans de tole ferme pour pillage du peuple en bande organisée

  • fpelu le jeudi 12 juin 2014 à 10:08

    De quoi j'me mêle