Arnaud Montebourg prêt à se lancer pour la présidentielle

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ARNAUD MONTEBOURG SUR LE POINT DE SE LANCER DANS LA COURSE À L'ÉLYSÉE
ARNAUD MONTEBOURG SUR LE POINT DE SE LANCER DANS LA COURSE À L'ÉLYSÉE

PARIS (Reuters) - L'ancien ministre Arnaud Montebourg devrait se lancer à son tour dimanche dans la course à l'élection présidentielle de 2017, ont laissé entendre mercredi plusieurs de ses proches.

L'ex-député, figure de l'aile gauche du PS, devrait dévoiler ses intentions lors de la traditionnelle Fête de la rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), dans son fief électoral.

"Qu'Arnaud Montebourg soit candidat dimanche, c'est ce que nous souhaitons", a déclaré sur BFM TV François Kalfon, conseiller régional PS proche de l'ancien ministre.

Un autre soutien, le député PS Laurent Baumel, juge nécessaire d'"offrir une alternative" à François Hollande à l'élection présidentielle. "Il y a des millions de gens (...) qui se sont sentis déçus ou trahis par François Hollande", a-t-il déclaré sur iTELE.

"Je considère qu'Arnaud Montebourg, par les combats qu'il a menés, est celui qui a aujourd'hui a la plus forte visibilité, qui est le plus identifié par les Français pour essayer d'incarner cette alternative", a-t-il considéré.

L'une des inconnues reste la stratégie appelée à être choisie par Arnaud Montebourg : participer à la primaire du PS ou se présenter directement devant les Français.

En 2011, il avait réuni 17% des voix à la primaire, se plaçant en troisième position derrière François Hollande et Martine Aubry autour d'un programme fondé sur la "démondialisation".

Ancien allié de François Hollande, Arnaud Montebourg est devenu depuis deux ans l'un de ses principaux détracteurs.

NOMBREUX PRÉTENDANTS SOCIALISTES

Aux yeux de ses soutiens, le bilan du quinquennat finissant rend impossible une nouvelle candidature du président, qui dévoilera ses intentions en décembre.

"Nous devons, et c'est le chemin d'Arnaud Montebourg, construire une alternative à la candidature officielle de François Hollande, parce que celle-ci finalement ne prend pas. Elle est officielle mais elle n'est pas naturelle", a dit François Kalfon.

Nommé ministre du Redressement productif après l'entrée de François Hollande à l'Elysée en mai 2012, Arnaud Montebourg a été écarté deux ans plus tard du gouvernement de Manuel Valls, où il avait le portefeuille de l'Economie, pour avoir multiplié les critiques, partagées par son collègue de l'Education nationale Benoît Hamon, lui aussi remercié.

Ce dernier a annoncé mardi sa candidature à la primaire du PS de janvier, première étape avant le scrutin du printemps.

Prié de dire pourquoi il n'optait pas pour une candidature commune avec Arnaud Montebourg, Benoît Hamon a répondu : "Les quinquennats se succèdent, les hommes providentiels aussi, et les problèmes essentiels des Français restent sans solution".

Arnaud Montebourg et Benoît Hamon rejoignent d'autres prétendants de la gauche du Parti socialiste comme la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, qui a dévoilé au début du mois les grandes lignes de son programme, ou Gérard Filoche.

L'université d'été du PS, initialement prévue à Nantes du 26 au 28 août, a été annulée, de sorte que la rentrée de la gauche se fait de façon éclatée.

Pour se départager, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon devront convaincre les "frondeurs" qui se réuniront les 10 et 11 septembre à La Rochelle autour du député de la Nièvre Christian Paul et de l'eurodéputé Emmanuel Maurel.

Quelque 300 cadres du PS se retrouvent pour leur part en séminaire le 28 août à Paris pour préparer la rentrée autour du premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis. Parmi les thèmes appelés à être discutés figurent les primaires citoyennes, l'Europe et le terrorisme.

(Elizabeth Pineau, édité par Yann Le Guernigou et Gilles Trequesser)

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  • M7163258 il y a 4 mois

    Hamon Montebourg le combat des inc'oyables!!

  • charleco il y a 4 mois

    Les deux partis principaux ne font qu'afficher leurs dissensions, ce qui signifie : incapacité à gouverner, quel que soit l'élu.

  • charleco il y a 4 mois

    Un de plus... Le drame, c'est que ces primaires se déroulent en public et que les bonnes questions ne sont jamais posées. Si on avait à faire à des partis politiques solides, tout ça se passerait avec davantage de discrétion et les bonnes questions pourraient être posées au sein des partis. Et même si les réponses sont prononcées en langue de bois, au moins, le parti afficherait une ligne officielle et un programme à proposer au peuple.

  • M7097610 il y a 4 mois

    il en vaut largement bien d'autres !

  • bsr16 il y a 4 mois

    il me semble que ce fruit du chêne voulait arrêter la politique pour faire enfin quelque chose de sérieux dans sa vie, enfin de concret car l'abstrait c'est fait depuis belle lurette....

  • nono67 il y a 4 mois

    A une certaine époque , on avait à droite des " de gaulle , pompidou ,sartre, veil etc " et à gauche on avait des " jaures , blum , mitterrand , etc " . Aujourd'hui à droite on a " sarkosy , morano , lefevre etc " et à gauche " hamon ,filoche , lienneman etc " . Ya pas à dire la france n'est plus une grande puissance influente .