Arnaud Montebourg ou l'impossible rénovation du PS

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Celui qui a gagné le surnom de «chevalier blanc-la morale» semble incarner les difficultés du PS à innover.

Arnaud Montebourg, c'est un peu le Sisyphe de la rénovation du Parti socialiste. Celui qui, inlassablement, depuis son entrée dans le parti, plaide pour qu'il se modernise et qui, inlassablement, reprend son ouvrage à zéro. Ou presque. À lui seul, et par la liste de ses combats perdus, Arnaud Montebourg semble incarner les difficultés du PS à se rénover.

De ses combats contre les paradis fiscaux et les tribunaux de commerce, quand Lionel Jospin était premier ministre, à sa guerre contre les fédérations à problème du PS en passant par sa tentative de créer le Nouveau Parti socialiste au milieu des années 2000, celui qui a gagné le surnom de «chevalier blanc-la morale» n'aura finalement gagné qu'une seule bataille: celle de la primaire. Plus qu'en s'emparant de la troisième place, c'est en réussissant à imposer le processus à un PS réticent qu'il aura vraiment remporté son pari. Il lui aura fallu pour cela menacer de démissionner et accuser. «L'immobilisme et l

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