Arnaud Montebourg, le jour de gloire de «l'incontrôlable» camarade

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PORTRAIT - Brillant rhéteur, le député de Saône-et-Loire s'est taillé en une décennie une réputation de Monsieur Propre de la politique et de chantre de la rénovation. Une flamboyance qui a irrité et l'a isolé.

«Depardieu de la politique», «Saint-Just», «Robespierre». Les surnoms extrêmes ne manquent pas pour décrire Arnaud Montebourg. Sa troisième place surprise au premier tour de la primaire socialiste couronne quatorze ans d'une carrière politique menée au nom du renouveau et de la probité et servie par un sens de la formule mordante. Impertinence et intransigeance qui ont valu au député de Saône-et-Loire d'être souvent isolé au sein de son propre camp. «Je ne suis pas un chevalier blanc, je suis un rénovateur qui en a assez d'avoir toujours raison seul», se définit celui qui «a appris son métier à la sueur de son front et qui s'est toujours débrouillé seul. Dans la vie publique, on ne m'a jamais fait de cadeau».

Son style flamboyant induit parfois ses interlocuteurs à lui imaginer des origines aristocrates et à être tenté de l'appeler Arnaud de Montebourg, au grand dam du socialiste de 48 ans, qui aime rappeler sa dimension de «self made-man» et ses racine

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