Arnaud Montebourg annonce un plan pour la mobilité sectorielle

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ARNAUD MONTEBOURG DÉFEND LA MOBILITÉ INTERSECTORIELLE
ARNAUD MONTEBOURG DÉFEND LA MOBILITÉ INTERSECTORIELLE

TOULOUSE (Reuters) - Arnaud Montebourg a annoncé vendredi un plan de "mobilité intersectorielle" en faveur de l'emploi pour aider les sous-traitants d'un secteur en proie à la crise comme l'automobile à offrir leurs services aux secteurs dynamiques.

Le ministre du Redressement productif a estimé à Toulouse qu'il fallait passer des "pertes d'emploi de l'automobile aux embauches de l'aéronautique".

"Notre objectif est d'utiliser l'antidépresseur qu'est l'aéronautique", a-t-il déclaré lors d'une visite des usines Airbus.

Arnaud Montebourg a assisté à la signature d'Aerofund 3, troisième volet d'un plan de sécurisation de la santé des PME et ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire) sous-traitants du secteur aéronautique, et au lancement de CEA Tech, une plate-forme publique régionale de transfert technologique.

Aerofund 3 a pour ambition de donner plus de visibilité aux sous-traitants de l'aéronautique sur leurs carnets de commande. CEA Tech doit améliorer via son portefeuille de brevets les liens entre la recherche technologique et l'industrie locale.

Le ministre veut croire à l'impact national de ces initiatives. S'appuyant sur "un archipel d'entreprises leaders mondiales" dans le domaine aéronautique, il souhaite effectuer "un travail de dentellière en croisant la carte des PME".

En clair, aider les PME sous-traitantes du secteur de l'automobile à trouver de nouvelles commandes dans le secteur de l'aéronautique, qui emploie 15.000 personnes dans la région.

Une mobilité intersectorielle qui exige par ailleurs "une coïncidence entre la carte des dégâts et des bonnes nouvelles" à l'échelle de la France. Reste que ces emplois sont pour beaucoup "des métiers de très haute technologie", reconnaît le ministre.

"Organiser le passage d'un secteur à l'autre" demeure donc un véritable défi, explique t-il.

La région toulousaine elle-même, en dépit du dynamisme du secteur aéronautique, recense de nombreuses entreprises en difficulté.

Si Pierre Cohen, le maire de Toulouse, affirme que "300 chercheurs seront recrutés" au CEA Tech, le sort de 600 salariés du site toulousain de Sanofi reste en suspens, Arnaud Montebourg affirmant à ce propos avoir "quelques moments musclés" dans les négociations avec les dirigeants du laboratoire pharmaceutique.

Air France, SFR ou encore Motorola Mobility ont eux aussi annoncé ces derniers mois d'importantes restructurations de personnels qui devraient avoir un impact les sites toulousains de ces entreprises.

Guillaume Serries, édité par Yves Clarisse

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  • M7523987 le vendredi 25 jan 2013 à 21:18

    PAROLES PAROLES PAROLES où sont les actes ???? De qui se moque-t-on ??????????????

  • LeRaleur le vendredi 25 jan 2013 à 20:12

    Et plan, plus un autre et Rantanplan, le chien idiot...