Arnaud Clément : " Pas d'inquiétude pour Gaël "

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Arnaud Clément : " Pas d'inquiétude pour Gaël "
Arnaud Clément : " Pas d'inquiétude pour Gaël "

Arnaud Clément, vous avez retenu quatre joueurs pour le quart de finale face à l'Allemagne et parmi eux, Gaël Monfils, qui a annoncé vouloir faire une pause. Comment avez-vous réussi à le convaincre ?J'ai discuté avec Gaël avant son départ. Pour ses problèmes physiques tout est ok. Puis ses problèmes personnels, c'est personnel ! Il a exprimé toute sa motivation, son bonheur d'être à nouveau dans l'équipe pour ce deuxième tour. Je n'ai pas de motif d'inquiétude pour Gaël pour la rencontre qui vient. Il aura quelques jours pour s'aérer un petit peu, régler certaines choses de son côté puis il sera d'attaque pour la rencontre. J'en suis persuadé.  Pourquoi n'avoir retenu que quatre joueurs et non pas cinq ?Sans rentrer dans les détails, beaucoup de choses. Ces quatre joueurs étaient là lors de la première rencontre, ce sont ces quatre joueurs qui me donnent un énorme choix de possibilités pour les matchs de simple et quant aux compositions éventuelles de double. Ces quatre joueurs-là sont extrêmement riches. Pourquoi ne pas en prendre un cinquième ? Faire venir un cinquième joueur pour pas grand-chose, je ne vois pas l'intérêt. Mais pour moi, Gaël, Jo, Julien et Richard se détachaient vraiment du reste.  Est-ce que le but est de resserrer les liens entre les membres de l'équipe lorsque l'on prend une option innovante comme celle-ci ? C'est une option innovante pour nous Français, car on a l'habitude d'évoluer avec cinq joueurs. Mais dans ma tête, c'était clair : ces quatre joueurs là vont jouer cette rencontre. J'aime aussi prendre un cinquième joueur mais seulement quand je considère qu'il y en a besoin.

« J'ai pensé à Edouard-Roger Vasselin »

Pourquoi ne pas avoir intégré Edouard-Roger Vasselin en tant que cinquième homme ? Avec ces quatre là, il y a déjà beaucoup de possibilités en simple et en double. Mais vous savez, j'ai pensé à Edouard, éventuellement en cinquième. Mais, il faut qu'il y ait aussi une logique sportive et pour moi, c'était clair qu'il me fallait ces quatre là. Edouard, je lui ai parlé hier, je sais qu'il progresse chaque semaine, qu'il se rapproche, qu'il n'est pas loin et que, de nouveau, il a des résultats réguliers, il fait d'ailleurs un beau match contre Wawrinka lundi (ndlr : à Miami). Il tape à la porte. Encore quelques résultats supplémentaires et il intégrera l'équipe à un moment donné. Mais la concurrence est rude. J'essaye en tout cas de garder ces joueurs, qui ne sont pas sélectionnés, concernés et de leur dire que le groupe n'est pas figé. Gilles Simon était présent contre l'Australie. Est-ce qu'il a ressenti un sentiment d'exclusion à l'annonce de sa non-sélection ?Très sincèrement, je ne crois pas. Il a très bien compris mes arguments. Il est déçu, il aurait bien aimé être avec ses coéquipiers et amis pour cette rencontre. Mais je lui ai très clairement dit "Gilles, tu étais une option. Avec le mois que tu viens de passer et ces deux défaites coup sur coup à Indian Wells et Miami ça confirme que tu n'es pas au top. Mais j'ai envie de te relancer à un moment donné mais cette fois-ci, ta présence dans le groupe n'était pas nécessaire." Donc non il n'y a pas sentiment d'exclusion, il comprend très bien. Gilles a beaucoup de fierté, de confiance en lui. Je suis persuadé qu'avec le travail qu'il a effectué, il sera performant dans les semaines qui vont venir.

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