Armstrong envisagerait de reconnaître s'être dopé, selon le NYT

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LANCE ARMSTRONG ENVISAGERAIT DE RECONNAÎTRE S'ÊTRE DOPÉ, SELON LE NEW YORK TIMES
LANCE ARMSTRONG ENVISAGERAIT DE RECONNAÎTRE S'ÊTRE DOPÉ, SELON LE NEW YORK TIMES

LONDRES (Reuters) - Lance Armstrong, déchu de ses sept titres du Tour de France pour dopage et suspendu à vie de compétition cet automne, envisage de reconnaître publiquement avoir eu recours à des pratiques interdites pour améliorer ses performances, rapporte samedi le New York Times.

Le coureur américain à la retraite chercherait ainsi à obtenir des autorités antidopage l'autorisation de reprendre une carrière sportive, précise le quotidien sur son site web en citant plusieurs sources anonymes.

Jusqu'ici, Lance Armstrong, aujourd'hui âgé de 41 ans, a toujours nié avoir triché.

L'annulation de ses sept victoires dans le Tour de France entre 1999 et 2005 et son interdiction à vie de participer à tout sport de catégorie olympique ont été prononcées le 22 octobre dernier par l'Union cycliste internationale (UCI) qui a entériné les sanctions prises par l'agence américaine antidopage (Usada) qui s'était elle-même appuyée sur un épais rapport à charge.

Selon le New York Times, l'Américain fait l'objet de pressions diverses pour passer aux aveux et notamment de riches donateurs de la fondation Livestrong, l'organisation caritative qu'il a fondée en 1997 après avoir survécu à son cancer des testicules.

Lance Armstrong a démissionné cet automne du conseil d'administration de Livestrong.

Son avocat Tim Herman affirme que la possibilité d'avouer devant les autorités antidopage n'est pas d'actualité.

Mais des personnes proches du dossier expliquent de leur côté dans le quotidien américain que Lance Armstrong s'oriente vers l'idée d'avouer et qu'il serait actuellement en discussion avec l'Usada.

Toujours de même source, l'ancien coureur aurait d'ailleurs rencontré Travis Tygart, le directeur général de l'Usada, pour tenter de lever en partie l'interdiction à vie à laquelle il a été condamné.

Il chercherait par ailleurs aussi à obtenir un rendez-vous avec David Howman, le directeur général de l'Agence mondiale antidopage (Ama).

L'avocat Tim Herman a démenti ces deux informations et en fin de journée, David Homan en fait de même.

"A ce jour, l'Ama n'a reçu aucune approche officielle de la part de Monsieur Armstrong", explique le directeur de l'instance mondiale.

Gene Cherry, Karen Brooks et James B. Kelleher, Danielle Rouquié et Olivier Guillemain pour le service français

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