Armes chimiques : «Les preuves s'altèrent avec le temps»

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INTERVIEW - Patrice Binder, médecin en chef militaire au Service de santé des armées, explique pourquoi le temps est compté pour les experts de l'ONU chargés d'enquêter sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie.

LE FIGARO. - Est-il trop tard pour les experts de l'ONU qui doivent se rendre, cinq jours après les faits, sur le lieu d'une attaque présumée à l'arme chimique?

Patrice BINDER. - Plus le temps passe, plus c'est difficile. Les produits s'altèrent, et l'organisme les élimine. Je ne sais pas si des échantillons ont déjà été envoyés. Mais il est primordial que les enquêteurs de l'ONU aient un accès direct aux victimes. Les prélèvements ne peuvent pas être fournis par un tiers. Le résultat serait biaisé et on pourrait suspecter une manipulation. Il y a aussi tout un travail d'enquête sur le terrain qui permettra de récolter des témoignages et de vérifier l'authenticité des vidéos mises en ligne. Si c'est le ca...

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