Armes chimiques : la Syrie ne respecte pas ses engagements

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Le siège de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) à La Haye, aux Pays-Bas.
Le siège de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) à La Haye, aux Pays-Bas.

32 tonnes sur 1 300 : une bouteille dans un océan de produits chimiques destinés à tuer. C'est tout ce que la Syrie a fait évacuer de son territoire à ce jour, contrairement à ses engagements pris sous la menace de frappes aériennes de la France et des États-Unis. Le processus supervisé par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) est en retard de plusieurs semaines, ce qui remet en question la date butoir du 30 juin fixée pour leur élimination totale. Et cela préoccupe la communauté internationale.Damas n'a évacué qu'un peu plus de 4 % des produits toxiques déclarés à l'OIAC, comprenant les 700 tonnes de produits les plus dangereux, et qui devaient être conduits sous haute surveillance vers le port de Lattaquié, dans l'ouest de la Syrie, pour y être chargés sur des bateaux scandinaves, avant d'être acheminés vers un navire américain en Méditerranée, spécialement équipé pour la destruction en haute mer des agents précurseurs les plus dangereux. "Les efforts de la Syrie ont sérieusement ralenti depuis début janvier. Ils en sont au point mort. Nous sommes profondément préoccupés par cette situation", dénonçait récemment l'ambassadeur américain Robert Mikulak devant le conseil de l'OIAC. "Nous éprouvons tous un mélange d'impatience, d'incrédulité et d'incompréhension", confirme une source à l'OIAC. L'unique motif de satisfaction est bien mince : parmi les 32 tonnes ayant quitté le territoire syrien, on...

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