Armes chimiques en Syrie : l'ONU reprend ses inspections

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Armes chimiques en Syrie : l'ONU reprend ses inspections
Armes chimiques en Syrie : l'ONU reprend ses inspections

Les experts de l'ONU enquêtant en Syrie ont quitté dimanche leur hôtel à bord de quatre véhicules de l'ONU pour une nouvelle mission. Ils sont arrivés mercredi dans la capitale syrienne pour leur deuxième visite en deux mois afin de déterminer si des armes chimiques ont été utilisées dans le conflit.

L'équipe a entamé jeudi ses travaux qui consistent à enquêter sur sept sites où des attaques chimiques auraient eu lieu selon des informations fournies par l'opposition et le régime. Trois de ces sites se trouvent près de la capitale: Bahhariyé, près de Damas (22 août), Jobar, un quartier périphérique du nord-est de Damas (24 août) et Achrafié Sahnaya, dans la province de Damas (25 août). Les autres secteurs sont dans le nord du pays. Au cours de leur mission actuelle, les experts «ont reçu plusieurs documents et échantillons et ont mené plusieurs interviews», a précisé vendredi l'ONU.

Ils vont entamer l'une des opérations de désarmement les plus ambitieuses et les plus dangereuses jamais tentées, au beau milieu de la Syrie en guerre: il s'agit d'éliminer plus de 1.000 tonnes de produits toxiques (gaz sarin, gaz moutarde) stockés dans tout le pays. Ces experts doivent travailler dans des délais très courts. Tous les sites répertoriés dans la liste remise par la Syrie le 19 septembre à l'OIAC devront avoir été inspectés dans les 30 jours.

La résolution du Conseil de sécurité adoptée vendredi fait obligation au régime Assad de détruire la totalité de ses stocks d'ici la mi-2014. Mais les détails du plan élaboré par les Russes et les Américains le 14 septembre pour inspecter et nettoyer 45 sites de stockage restent à préciser, selon des diplomates.

Les experts, dirigés par Aake Sellström, avaient déjà enquêté sur une attaque à l'arme chimique le 21 août près de Damas, qui avait fait près de 1.500 morts selon Washington. Dans leur rapport publié à la mi-septembre, ils avaient conclu à ...

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