Aristophil : les victimes s'organisent et accusent

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Gérard Lhéritier au musée des Lettres et Manuscrits qu'il a fondé.
Gérard Lhéritier au musée des Lettres et Manuscrits qu'il a fondé.

Ils ont investi dans du Proust ou du Mozart et croyaient faire un placement aussi original que lucratif, mais aujourd'hui des épargnants lésés se lancent dans la bataille judiciaire contre Aristophil, société que la justice soupçonne d'être au coeur d'une escroquerie à la Madoff. En attente du retour de leurs investissements, certains commençaient à s'interroger. Les perquisitions, les saisies d'avoirs bancaires et de biens immobiliers en novembre, suivies des mises en examen en mars de Gérard Lhéritier, médiatique patron d'Aristophil, de sa fille, de l'expert-comptable de la société de placement et d'un marchand d'art ont sonné l'alarme.

La justice soupçonne le "pape des manuscrits" Gérard Lhéritier d'avoir créé un système pyramidal de cavalerie de type Ponzi, rendu célèbre par l'affaire Madoff, selon lequel les investissements des "entrants" dans le dispositif financent les intérêts des "sortants". "Analogie facile", balaie l'avocat de Gérard Lhéritier, Me Francis Triboulet : "Madoff et Ponzi vendaient du vent, des promesses. Aristophil vendait des livres, des manuscrits authentiques." Des correspondances de Zola, de De Gaulle ou de Joséphine de Beauharnais, des partitions de Mozart, une édition originale d'À la recherche du temps perdu de Proust...

Cette affaire largement révélée par Le Point dès novembre dernier, date à laquelle plusieurs perquisitions ont visé Gérard Lhéritier et sa société, met en cause des...

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