Arif-L'Elysée refuse de commenter les informations de Mediapart

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PARIS, 27 novembre (Reuters) - La présidence française a refusé jeudi de commenter les informations du site Mediapart selon lesquelles une société gérée par des proches de l'ancien secrétaire d'Etat Kader Arif, visée par une enquête préliminaire, a travaillé pour la campagne électorale de François Hollande en 2012. "Les comptes de campagne de François Hollande ont été validés" par le Conseil constitutionnel, se contente-t-on de déclarer à l'Elysée, où l'on dit communiquer uniquement sur le président, pas sur le candidat. La présidence renvoie sur le fond du dossier à "l'équipe de campagne" de l'époque, à savoir l'actuel Premier ministre Manuel Valls, qui était son directeur de communication, ou le ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, qui était son organisateur. Contacté, le Parti socialiste n'a pas réagi dans l'immédiat. Mediapart affirme que le candidat Hollande a versé 700.000 euros à une société événémentielle appartenant au frère et à des neveux de Kader Arif pendant la primaire socialiste de 2011 et la présidentielle de 2012, selon des factures que le site dit avoir consultées. La collaboration a été interrompue "brutalement" un mois avant le premier tour, et en compensation, le PS aurait versé un "dédommagement" à l'entreprise, ajoute Mediapart. Le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, Kader Arif, a démissionné vendredi dernier du gouvernement. ID:nL6N0TB2Q9 Ce proche de François Hollande est cité dans une enquête préliminaire ouverte par le parquet national financier au sujet des activités de la société appartenant à des membres de sa famille. Les investigations portent sur des passations de marchés entre la région Midi-Pyrénées et cette société. La démission de Kader Arif, qui était ministre depuis 2012, est intervenue après une perquisition au début du mois au service des achats, entité administrative relevant du ministère de la Défense, a-t-on appris de source judiciaire. Les sociétés qui font l'objet d'investigations, spécialisées dans la sonorisation et l'éclairage d'événements, auraient engrangé depuis 2008 environ 2 millions d'euros de contrats dans la région Midi-Pyrénées dirigée par le socialiste Martin Malvy. Le Premier ministre Manuel Valls avait déclaré en septembre que le secrétaire d'Etat n'était en rien concerné par l'enquête préliminaire. Kader Arif lui-même a affirmé n'être "absolument pas" concerné par cette affaire. (Julien Ponthus et Yves Clarisse, édité par Chine Labbé)

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  • mlaure13 le jeudi 27 nov 2014 à 17:20

    De D comme de G...ce ne sont que scandales, sur scandales...et on va revoter pour ces même "cliques" ?...Nous sommes en chute libre dans le puits sans fonds, des subventions en tous genres, distribuées à la chienlit, syndicale et associations plus ou moins enturbannées du monde, au détriment du bon et loyal français de souche, qui est en train de « crever » de désespoir.

  • tropfort le jeudi 27 nov 2014 à 13:04

    Il devrait aller en taule sans la moindre preuve, juste pour l'ensemble de son oeuvre.

  • M1178616 le jeudi 27 nov 2014 à 12:57

    moi président nous a toujours menti.

  • M1178616 le jeudi 27 nov 2014 à 12:56

    pas de fumée sans feu.....Hollande n'a jamais lavé plus blanc que blanc!