Argentine : la mort très suspecte du juge qui accusait Kirchner

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Des manifestants brandissent des pancartes Je suis Nisman. Le juge s'apprêtait à faire des révélations qu'il disait accablantes pour le pouvoir.
Des manifestants brandissent des pancartes Je suis Nisman. Le juge s'apprêtait à faire des révélations qu'il disait accablantes pour le pouvoir.

Quartier chic de Puerto Madero. Une meute de journalistes argentins jouent des coudes devant le portail électrique du Parc, complexe de tours luxueuses. Au treizième étage de l'un des immeubles, le procureur Alberto Nisman a été retrouvé mort dans la nuit de dimanche à lundi. Son corps gisait dans sa salle de bains, une balle dans la tempe. À ses côtés, un revolver de calibre 22 et une douille. Les résultats de l'autopsie du corps ont conclu au suicide.

Alberto Nisman ? Ces derniers jours, il était devenu l'homme le plus célèbre d'Argentine. En charge depuis dix ans de l'enquête sur l'attentat contre l'Association mutuelle israélite argentine (AMIA), le pire massacre antisémite depuis la Seconde Guerre mondiale (85 morts et 300 blessés), Alberto Nisman était rentré précipitamment de ses vacances avec sa fille à Londres pour porter l'une des plus graves accusations contre le gouvernement de Cristina Kirchner. Sur les plateaux de télévision et dans la presse, le procureur a accusé nommément la présidente péroniste et quatre hauts fonctionnaires de confiance, notamment son ministre des Affaires étrangères, Hector Timerman, d'avoir blanchi l'Iran de sa responsabilité dans l'attentat anti-juif contre l'AMIA, en 1994. Cette accusation, il la fonde sur des centaines d'heures d'écoutes réalisées par des agents de renseignements et contenues dans plus de trois cents CD.

Des preuves accablantes

Après avoir épluché ces centaines d'heures...

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