Argentine-Fernandez blanchie dans l'affaire de l'attentat de 1994

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BUENOS AIRES, 26 février (Reuters) - Le allégations selon lesquelles la présidente argentine Cristina Fernandez aurait tenté de dissimuler les preuves d'une implication de l'Iran dans l'attentat de 1994 contre un centre communautaire juif de Buenos Aires ont été jugées irrecevables jeudi par le procureur en charge de l'affaire. Gerardo Pollicita a repris l'affaire après la mort de son collègue Alberto Nisman, dont le corps a été découvert le 19 janvier à son domicile. On ignore toujours les circonstances du décès d'Alberto Nisman, survenu alors qu'il s'apprêtait à déposer devant une commission parlementaire. Il accusait Cristina Fernandez d'avoir tenté de couvrir l'affaire afin de renouer des relations diplomatiques et commerciales avec Téhéran, ce que la présidente a jugé absurde. La mort du procureur a donné lieu à d'importantes manifestations le mois dernier contre la lenteur de l'enquête et pour exiger des réponses sur les soupçons entourant la mort du procureur Nisman. Cristina Fernandez a annoncé depuis son intention de refondre les services de renseignement, dont certains sont soupçonnés d'être impliqués dans la mort d'Alberto Nisman. L'Iran nie toute responsabilité dans l'attentat contre le siège de l'Association mutuelle israélite d'Argentine, qui a fait 85 morts et plus de 200 blessés en juillet 1994. (Richard Lough, Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Marc Angrand)

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