Argentine : ballottage historique entre la droite et le péronisme

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À la surprise générale, Mauricio Macri avec sa coalition de centre droit a remporté 35 % des voix, à un point de Daniel Scoli, le candidat de Kirchner.
À la surprise générale, Mauricio Macri avec sa coalition de centre droit a remporté 35 % des voix, à un point de Daniel Scoli, le candidat de Kirchner.

Souffle-t-il un vent d'alternance en Argentine ? Pour la première fois de leur histoire, les Argentins vont devoir choisir leur président lors d'un second tour. À la surprise générale, le grand favori des élections, le péroniste Daniel Scioli, candidat soutenu par la présidente Cristina Kirchner, a réalisé un score qui le condamne à un ballottage face à Mauricio Macri, le maire de droite de Buenos Aires. Ce dernier réalise une bonne performance. Avec la coalition de centre droit Cambiemos (« Changeons »), Mauricio Macri termine à un petit point seulement de Daniel Scioli et le camp K (de Kirchner), qui, selon les derniers résultats, a obtenu 36 % des voix. Autre revers de taille, le parti péroniste a perdu la province de Buenos Aires, premier bastion électoral du pays (plus d'un électeur sur trois), pour la première fois depuis 1982, date du retour de la démocratie après la dictature militaire (1976-1982).

Après douze ans au pouvoir des Kirchner, de Nestor d'abord puis de sa femme Cristina, c'est donc un camouflet pour le gouvernement sortant. Il témoigne d'une certaine lassitude des Argentins alors que la situation économique et sociale s'est beaucoup tendue ces dernières années (lire notre reportage à Buenos Aires). Pour le deuxième tour le 29 novembre, la bataille consistera à récupérer les voix qui se sont portées sur le troisième candidat. Avec un peu plus de 20 % des voix, Sergio Massa est un péroniste qui a été chef du...

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