Argent : ce que nous apprend l'économie du bonheur

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Acheter sa maison, s'offrir un voyage... Nos décisions budgétaires impactent nos finances, bien sûr, mais aussi notre bonheur. De quelle manière ? Figurez-vous qu'une discipline économique a justement pour objectif de répondre à cette question et d'analyser les liens entre situations économiques (personnelle et globale) et bien-être. Née aux Etats-Unis, l'économie du bonheur a aujourd'hui son institut en France, inauguré jeudi par son fondateur, l'économiste Mickaël Mangot.

L'Express-VotreArgent : L'économie du bonheur, ça fait sourire... Pourquoi lui dédier un institut ?

Mickaël Mangot : C'est une discipline académique très sérieuse, qui a émergé dans les années 1970 grâce au travail de l'Américain Richard Easterlin. C'est lui qui a montré que le bonheur moyen dans les pays développés ne progressait plus malgré la croissance.

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Les études sur lesquelles s'appuie l'économie du bonheur s'intéressent au bonheur déclaré. On mesure l'influence sur le bonheur des revenus, de l'épargne, du patrimoine, des dettes, etc., en interrogeant les personnes sur leur bonheur à court terme (émotions), moyen terme (satisfaction de la vie) et long terme (bien-être psychologique). La discipline est désormais bien installée en Europe, en Italie et Allemagne notamment. Notre objectif, à l'Institut, est de diffuser toute cette recherche en économie du bonheur auprès des agents économiques, afin de ré-enchanter et d'optimiser les comportements économiques. En leur redonnant du sens.

Quels comportements sont les plus susceptibles de nous rendre heureux en matière de gestion de notre argent ?

Côté consommation, ce qui est clair, c'est que l'achat de biens matériels procure un bonheur très éphémère. On sous-estime toujours l'effet d'"adaptation hédonique", notre tendance à nous adapter vite à tout ce qui dope notre bien-être...

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