Areva-Un sauvetage à 5 mds, la vente des réacteurs à EDF avance

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 (Actualisé avec précisions, sources) 
    par Benjamin Mallet 
    PARIS, 27 janvier (Reuters) - Areva  AREVA.PA  a validé 
mercredi le principe d'une augmentation de capital d'un montant 
de 5 milliards d'euros destinée à restaurer son bilan, à 
laquelle l'Etat français participera en tant qu'actionnaire de 
référence du groupe nucléaire. 
    L'Elysée a de son côté confirmé dans un communiqué que des 
"investisseurs tiers minoritaires" seraient conviés à cette 
opération, sans préciser le montant que l'Etat français - 
environ 87% du capital aujourd'hui - prendrait à sa charge. 
    L'Etat assurera "le plein succès" de la levée de fonds "dans 
le respect de la règlementation européenne", a précisé Areva. 
    Alors que le groupe a préparé en novembre une entrée du 
chinois CNNC à son tour de table, une source à Bercy à déclaré à 
Reuters qu'il était "trop tôt pour parler de la contribution des 
minoritaires".      
    Areva et EDF  EDF.PA  se sont en outre entendus sur une 
valorisation de la division réacteurs nucléaires (Areva NP) de 
2,5 milliards d'euros dans la perspective de sa prise de 
contrôle par l'électricien public qui prévoit de racheter 51% à 
75% du capital de la société tandis qu'Areva en conserverait au 
moins 15%. 
    Ils ont précisé que ce montant, pour 100% du capital, 
pourrait être ajusté à la hausse comme à la baisse en fonction 
des comptes établis à la date de réalisation de l'opération, et 
faire l'objet d'un versement complémentaire d'un maximum de 350 
millions d'euros en fonction des performances de la société sur 
la période 2017-2018. 
    La réalisation de la transaction est prévue en 2017 alors 
que les deux groupes tablaient précédemment sur une finalisation 
au deuxième semestre 2016. 
    Ils ont souligné dans leurs communiqués respectifs que les 
moyens de protéger EDF contre les risques liés au chantier de 
l'EPR finlandais d'OL3, que le groupe refuse de prendre en 
charge en rachetant Areva NP, devaient encore être précisés. 
     
    L'ETAT ET LE KOWEIT AVAIENT DÉJÀ RENFLOUÉ AREVA EN 2010 
    Selon une source au fait du dossier, EDF n'a pas été en 
mesure de formaliser mercredi une offre ferme car l'électricien 
n'a pas obtenu toutes les garanties lui permettant de se 
prémunir contre les risques liés à ce chantier, mais aussi 
contre ceux liés aux défauts détectées sur la cuve de l'EPR de 
Flamanville (Manche). 
    "Les garanties administratives et techniques n'ont pas été 
trouvées (...), l'offre d'EDF ne sera possible qu'en cas 
d'immunisation totale sur (ces) dossiers", a indiqué cette 
source. 
    Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a déclaré le 20 
janvier qu'Areva et son client finlandais TVO avaient un mois 
pour trouver un moyen de régler leur différend autour d'OL3, qui 
plombe les comptes du français et ont conduit TVO à réclamer 2,6 
milliards d'euros dans le cadre d'une procédure d'arbitrage. 
  
    Le président de TVO a de son côté déclaré à Reuters que son 
groupe était opposé à un traitement du dossier OL3 distinct de 
la restructuration globale d'Areva, estimant qu'isoler le 
chantier finlandais au sein d'une entité juridique distincte 
n'est pas une solution.   
    Areva a en outre rappelé qu'il accuserait de nouveau une 
perte nette en 2015 en raison de la comptabilisation de 
provisions, au titre notamment de sa restructuration, de 
compléments de coûts sur OL3 et sur des contrats renouvelables, 
ou encore de l'impact du projet de centre de stockage de déchets 
nucléaire Cigéo. 
    Le groupe table toutefois désormais sur un cash-flow net de 
ses activités d'environ -600 millions d'euros pour 2015, alors 
qu'il tablait précédemment sur -900 millions, et souligne qu'il 
a pu reporter à début janvier le tirage des 2 milliards de 
lignes de crédit "back-up", initialement envisagé au troisième 
trimestre 2015. 
    Areva, qui sera recentré sur le cycle du combustible 
nucléaire une fois son activité réacteurs cédée, fera un point 
complet sur ses perspectives et sur les modalités de la 
recapitalisation lors de la publication de ses résultats 2015, 
prévue le 25 février. 
    Fin 2010, une augmentation de capital avait vu l'Etat 
français et le Koweït investir respectivement 300 millions et 
600 millions d'euros dans la société, au prix de 32,50 euros par 
action. Mercredi, l'action Areva a clôturé sur un cours de 3,81 
euros. 
     
    Le communiqué d'Areva : 
    http://reut.rs/1VsH9IK 
     
    Le communiqué d'EDF : 
    http://bit.ly/1Sk8Dkw 
 
 (Avec Leigh Thomas et Geert De Clercq, édité par Juliette 
Rouillon) 
 

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