Areva La Bourse salue le revirement d'Arnaud Montebourg

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(lerevenu.com) - L'action Areva affiche une progression de près de 2%, en cours de séance, le 27 août, soit un écart plus marqué que le marché à mi-séance, l'indice CAC 40 gagnant environ 0,25%. Le montant des transactions (31 000 pièces) s'inscrit dans la moyenne des cinq séances précédentes. Seuls les propos d'Arnaud Montebonrg paraissent capables d'avoir incité à l'achat du titre du fabricant de réacteurs nucléaires.

Les propos d'Arnaud Montebourg au micro de BFM-TV n'engagent-ils que lui, ou témoignent-ils d'un changement de doctrine complet du président de la République et du gouvernement en matière d'énergie nucléaire ? Sa phrase sur «le nucléaire, industrie de l'avenir» provoque en tout cas de vives réactions dans les rangs des écologistes. Noël Mamère, député EELV, la tient pour une «provocation à la veille de la conférence environnementale et du grand débat sur l'énergie [à partir du 14 septembre].

Le réseau «Sortir du nucléaire» rappelle les proclamations d'Arnaud Montebourg, lors des primaires socialistes, un candidat qui voulait alors "dépasser le nucléaire". Sur BFM TV, le ministre a, au contraire, précisé : «L'infrastructure nucléaire française est un grand actif, qui nous donne de l'électricité à bon marché (?) nous continuerons à investir dans le nucléaire en France.» Le même réseau ajoute que «les derniers propos d'Arnaud Montebourg ne font que confirmer les signaux donnés par François Hollande, qui a repoussé la fermeture de la centrale Fessenheim aux calendes grecques et demande l'accélération des travaux de la mine d'uranium d'Imouraren au Niger». Le candidat à l'élection présidentielle s'était pourtant engagé à entamer le processus devant conduire à ramener de 75 à 50% d'ici à 2025 la part de l'énergie provenant du nucléaire en France.

Cependant, le résultat des dernières élections législatives a changé la donne sur le dossier du nucléaire, de même d'ailleurs que sur la prospection du gaz de schiste en France. Comme l'a expliqué le Premier ministre, Jean-Michel Ayrault, en privé dernièrement, les Socialistes n'ont pas besoin du soutien de EELV pour faire passer les lois qu'ils veulent faire adopter par le Parlement

Au vu des objectifs de rentabilité revus en hausse après des pertes moins élevées que prévu au premier semestre, mieux vaut de toute façon conserver le titre.

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