Areva discute avec le Kazakhstan, toute conclusion prématurée-Bercy

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 (Actualisé avec porte-parole de l'Industrie) 
    PARIS, 7 octobre (Reuters) - Le spécialiste du nucléaire 
Areva  AREVA.PA  discute avec le Kazakhstan en vue d'un éventuel 
investissement dans la société mais il est trop tôt pour évoquer 
la perspective d'un accord, a déclaré vendredi une porte-parole 
du secrétariat à l'Industrie. 
    "Je confirme qu'Areva discute avec les Kazakhs, comme il 
discute avec tous les investisseurs qui lui font part de marques 
d'intérêt", a-t-elle déclaré à Reuters à la suite d'une 
information de BFM Business. 
    "A ce stade, ce ne sont que des discussions. Plus que 
prématuré de conclure quoi que ce soit. Toutes les offres seront 
regardées", a-t-elle ajouté. 
    Areva n'a pas souhaité faire de commentaire. 
    En Bourse, le titre gagne 2,94% à la mi-journée. 
    BFM Business a rapporté vendredi matin que le Kazakhstan, 
via sa compagnie nationale Kazatomprom, premier producteur 
mondial d'uranium, cherchait à entrer au capital d'Areva et 
qu'une délégation avait rencontré jeudi après-midi à Paris des 
représentants du groupe et de l'État français.     
    Selon BFM Business, qui cite sur son site internet plusieurs 
sources proches du dossier, le Kazakhstan pourrait officialiser 
son intérêt pour Areva en remettant une offre d'investissement 
le 22 octobre, jour de lancement du processus de sélection des 
investisseurs qui participeront à la recapitalisation du groupe 
français. 
    Areva a connu ces dernières années une série de déboires 
industriels et financiers qui ont nécessité la mise en place 
d'un plan de sauvetage.  
    La restructuration du groupe prévoit notamment la cession à 
EDF  EDF.PA  des activités d'Areva dans les réacteurs nucléaires 
et le transfert des actifs dédiés au combustible nucléaire 
(extraction et conversion de l'uranium) vers une nouvelle entité 
baptisée NewCo.  
    Dans le cadre de l'opération, deux augmentations de capital 
sont prévues pour un montant total de 5 milliards d'euros, 
réparties à hauteur de 2 milliards au niveau d'Areva SA et de 3 
milliards d'euros pour NewCo, auxquelles l'Etat français 
souscrira en tant qu'actionnaire de référence. 
    L'Etat français détiendrait au final au minimum les deux 
tiers du capital de NewCo, directement et indirectement via 
Areva SA.  
    Areva avait indiqué fin août que "des marques d'intérêt" 
avaient été formulées par des investisseurs tiers pour 
participer à l'augmentation de capital de NewCo.   
    Areva est présent au Kazakhstan via la coentreprise Katco, 
une compagnie minière qui exploite les gisements d'uranium des 
mines de Muyunkum et Tortkuduk, dans le sud du pays.  
    Créée en 1996, la JV est détenue à 51% par Areva et à 49% 
par Kazatomprom.       
     
 
 (Dominique Rodriguez, avec Michel Rose, édité par Marc Joanny) 
 

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