Areva : Anne Lauvergeon chez les juges sur le dossier Uramin

le
0
Areva : Anne Lauvergeon chez les juges sur le dossier Uramin
Areva : Anne Lauvergeon chez les juges sur le dossier Uramin

L'ancienne patronne d'Areva, Anne Lauvergeon, est arrivée ce jeudi au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris pour être confrontée à son ex-directeur des mines dans le cadre de l'enquête sur le désastreux rachat par son groupe de la société minière Uramin. 

 

Selon les enquêteurs, cela doit  permettre aux magistrats de tenter d'y voir plus clair dans une opération qui s'est avérée financièrement désastreuse.

 

En 2007, Areva achète Uramin pour un montant de 1,8 milliard d'euros avec l'ambition d'exploiter les gisements d'uranium de l'entreprise canadienne en Namibie, en Afrique du Sud et en Centrafrique. Un fiasco qui se soldera en 2011, six mois après le départ d'Anne Lauvergeon par l'annonce par Areva de lourdes pertes et une provision de 1,5 milliard d'euros sur la valeur d'Uramin. 

 

Deux informations judiciaires sont ouvertes: l'une porte sur les conditions d'acquisition d'Uramin, l'autre sur les provisions inscrites par Areva en 2010 et 2011, les années précédentes étant couvertes par la prescription. Dans le cadre de cette seconde enquête, Anne Lauvergeon a été mise en examen par des juges d'instruction le 13 mai dernier, pour «présentation et publication de comptes inexacts» et «diffusion de fausses informations». Elle a également été placée sous le statut intermédiaire de témoin assisté pour «abus de pouvoir.».

 

Dans cette affaire, les magistrats cherchent à établir si elle a dissimulé la valeur réelle des gisements rachetés à Uramin pour retarder au maximum de passer des provisions alors qu'elle avait été alerté dès 2008 par la division des mines d'Areva des difficultés d'exploitation. 

 

Selon Anne Lauvergeon, ces messages évoquaient «des risques non prouvés à 100% et non étayés». Par ailleurs, l'exploration de certaines mines n'était pas terminée à l'époque et il n'était pas nécessaire de passer des dépréciations supplémentaires fin ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant