Areva accepte la démission de son directeur des mines

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AREVA ACCEPTE LA DÉMISSION DE SON DIRECTEUR DES MINES
AREVA ACCEPTE LA DÉMISSION DE SON DIRECTEUR DES MINES

PARIS (Reuters) - Le géant du nucléaire Areva a annoncé vendredi la démission de son directeur des mines, Sébastien de Montessus, qui a pour but de "mettre fin au trouble" causé par le dossier UraMin, selon un porte-parole du groupe.

Ce dernier a dit à Reuters que Sébastien de Montessus avait présenté ce vendredi sa démission au directoire, qui l'a acceptée dans l'intérêt du groupe.

Dans un communiqué, Areva précise que la démission prendra effet le 31 mars et que Sébastien de Montessus sera remplacé par Olivier Wantz, directeur général adjoint en charge du soutien aux opérations et membre du directoire.

L'ancienne présidente d'Areva Anne Lauvergeon a engagé des poursuites contre son ancien employeur pour atteinte à sa privée lors des enquêtes sur les conditions de l'acquisition controversée de la société minière UraMin.

Le rachat de cette société en 2007 pour 2,5 milliards de dollars (1,7 milliard d'euros) a contraint Areva à inscrire dans ses comptes en 2010 et 2011 des provisions d'un montant total proche de 1,9 milliard d'euros, pour tenir compte de la dévalorisation des actifs de la société, consécutive à une baisse des cours de l'uranium et de ses réserves estimées.

La synthèse de l'audit interne réalisé par Areva, publiée le 14 février, a mis en évidence un défaut de gouvernance et d'information mais n'a pas révélé d'éléments accréditant les rumeurs de fraude qui ont entouré l'opération.

Dans un entretien publié le 20 janvier dernier par Le Figaro, Sébastien de Montessus avait déclaré que dans le dossier UraMin il n'y avait "ni affaire politique, ni complot contre Anne Lauvergeon".

Areva avait fait appel successivement à deux cabinets pour enquêter sur UraMin, Apic puis Alp Services, ce dernier étant accusé d'avoir enquêté sur la vie privée d'Anne Lauvergeon.

"A aucun moment nous lui avons demandé d'enquêter sur la vie privée de personnes et encore moins d'avoir à utiliser des procédés illégaux. Quand nous avons découvert, à la lecture de leur rapport le 26 septembre dernier, qu'Alp Services avait pu franchir la ligne rouge, nous avons immédiatement mis fin à notre relation avec eux sur ce sujet", avait-il dit.

L'Etat contrôle près de 87% du capital d'Areva.

Raoul Sachs, édité Benoît Van Overstraeten

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