Areola, la forte crête

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Areola, la forte crête
Areola, la forte crête

Convoqué par Didier Deschamps pour se caler derrière Mandanda et Costil en l'absence d'Hugo Lloris, Alphonse Areola est revenu cet été chez lui, au PSG, pour gratter une place de numéro un. Retour sur la formation d'un titi parisien pur jus, entre sa culture philippine, une chambre à Clairefontaine et une coiffure travaillée.

C'est là que tout a commencé. La forêt de Rambouillet, le domaine de Montjoye, les 66 000 mètres carrés de gazon à tondre et un bureau. Sur la chaise, un titi parisien, ses cheveux hérissés et son mulet revisité dont la réussite est encore discutée. Derrière la table, celui par qui tout peut basculer : Jean-Claude Lafargue, son visage serré, son passé de défenseur pro plié et son nouveau statut de boss de l'INF Clairefontaine. L'homme a sa réputation, entre ses qualités de formateur reconnues et ses gueulantes mythiques. Le temple de la formation à la française qu'est l'INF aussi, sa machine à rêves avec. Sauf qu'Alphonse Areola a souvent été en avance. Alors Lafargue rembobine : "On n'avait pas vraiment entendu parler de lui avant les phases de détection. Sauf que dès qu'on l'a vu débarquer, on a compris qu'on avait face à nous une mine d'or. Il avait tout : le mental, la détermination et le potentiel pour être un leader, ce qu'il est devenu par ce qu'il a fait voir et non autrement. Et il avait aussi une force particulière parce qu'il savait où il voulait aller. C'était le PSG ou ça serait rien." L'ado avance dans le culte de ce rêve, celui du Parc et de ses buts posés face aux tribunes Auteuil et Boulogne. "C'était un vrai supporter. On parle d'un truc assez fou. Il écrivait PSG sur ses trousses, il avait la couette PSG, les cahiers…", se marre aujourd'hui son ancien pote de chambre, Paul Charruau, qui vient de signer cet été à Bastia. Au point de tout mettre en œuvre pour s'y faire une place, chaque été, en multipliant les prêts pour apprendre, à Lens, à Bastia, à Villarreal, pour revenir il y a quelques semaines "à la maison" avec l'envie de devenir numéro un, enfin. Avec les Bleus comme sucrerie.

Le riz, la terre battue et les larmes


Reste que pour comprendre l'ascension de la belle gueule jusqu'à son retour à Clairefontaine cette semaine avec les grands, il faut étirer le fil de son histoire. Celle d'une famille, d'abord, au sang philippin, débarquée en France il y a une grosse vingtaine d'années dans les coins populaires du XVe arrondissement de Paris. Celle d'un gosse qui kiffe le foot, qui n'a pas toujours l'argent de poche pour filer s'acheter un maillot mais qui est marqué de près par une doublette parentale autoritaire mais…


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