Areola doit désormais se contenter des miettes

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Il y a quelque chose de triste dans la situation d'Alphonse Areola. Quelque chose qui se situe entre la déception et le gâchis.

Car l'été dernier, quand Unai Emery a pris les commandes du PSG, le coach espagnol a remis les compteurs à zéro pour tout le monde. Cela avait profité au Parisien, formé au club, dans un premier temps. Avant que tout s'écroule. Son statut de numéro 1 dans la hiérarchie des gardiens était une suite logique pour celui qui avait enchaîné trois prêts (Bastia, Lens et Villarreal) avant de se stabiliser à Paris. L'histoire aurait pu être belle.

Pour Areola, Monaco n'est pas un bon souvenir

Avant qu'il ne se condamne tout seul, Alphonse Areola s'était plus ou moins montré efficace entre les montants parisiens. En stoppant un penalty à Ludogorets lors de la phase de groupes de la Ligue des Champions, on pensait même qu'il avait mis tout le monde d'accord (1-3, 28 septembre). Mais il a fini par craquer. Une, deux puis trois bourdes et la belle promesse s'est transformée en catastrophe industrielle. Avant que Kevin Trapp ne revienne du fond du banc, il a été moqué pour ses erreurs à répétition et sa fébrilité de tous les instants. Une perte de confiance qui a mené le joueur de 24 ans à sa perte. Depuis que l'Allemand a retrouvé une place de titulaire, ce dernier apporte satisfaction. Les cartes ont été totalement redistribuées et Areola le paye cash. Pourtant, il a eu une dernière occasion de se refaire la cerise le 29 janvier dernier contre Monaco. La sortie prématurée de Kevin Trapp sur blessure lui avait offert une chance inespérée. Il l'a gâchée à la 90eme minute en se couchant trop lentement sur une frappe vicieuse de Bernardo Silva (1-1). Paris a perdu beaucoup de points bêtement cette saison. Et même si la faillite est collective, cette égalisation de la dernière minute restera un regret de taille qu'on associera au dernier rempart du PSG.

Un avenir qui s'inscrit en pontillé

Emery a beau dire qu'il conserve « une grande confiance en lui » et que « la concurrence doit permettre aux gardiens de donner le meilleur », Areola traverse la deuxième partie de la saison en traînant le poids de sa peine. Avec la Coupe de France comme unique terrain de jeu et un statut de remplaçant qui se confirme, une interrogation colle aux crampons d'Alphonse Areola : doit-il rester au PSG ? Sous contrat jusqu'en juin 2019, le Parisien n'aurait pas l'intention de s'éterniser à Paris dans un rôle de doublure. Selon les dernières rumeurs, il pourrait déjà quitter le PSG l'été prochain. Ce serait la conclusion d'un rendez-vous manqué entre le « Titi » et son club formateur. Un épisode de plus à rajouter dans la saga des « malédictions des gardiens de but » qui touchent le PSG depuis l'arrivée de QSI. En attendant le prochain Mercato estival, Alphonse Areola a une occasion de finir sa saison sur une note positive. La Coupe de France est son baume contre la déception. Mais elle n'effacera pas sa frustration.

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