"Arda Turan est un sale type"

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"Arda Turan est un sale type"
"Arda Turan est un sale type"

Réalisateur turc de 27 ans dont le premier long-métrage, Album de famille, a été présenté à la Semaine de la critique de Cannes, Mehmet Can Mertoğlu aime trop le foot pour ne pas en parler avant le match d'une équipe nationale qui le fait moins vibrer que son équipe locale.

Les personnages d'Album de Famille parlent sans arrêt de foot : parce que vous êtes vous-même fan de foot, ou parce que les Turcs parlent vraiment de foot sans arrêt ?
Parce que les Turcs parlent vraiment de foot sans arrêt : je suis sûr qu'en ce moment même, il y a 20 millions de personnes qui y parlent de foot, dans les cafés ou ailleurs. Après, il se trouve que je suis moi-même un passionné de foot : j'ai toujours regardé les matchs, j'ai longtemps été accro aux paris sur le foot. D'ailleurs, la scène de la salle des profs, où les personnages parlent de leurs paris, est presque autobiographique : j'avais un prof d'histoire qui ne nous a jamais fait cours de l'année, pour nous parler des résultats du championnat, de ses paris…

Et vous êtes supporter ?
J'ai grandi en province, dans une ville qui s'appelle Akhisar, et suis donc supporter d'une équipe qui s'appelle Akhisarspor. Quand j'étais gosse, ils étaient encore à moitié amateurs et jouaient en quatrième division, mais j'allais à tous les matchs. Je soutiens aussi Galatasaray, mais quand on me demande qui je soutiens, je réponds d'abord Akhisarspor.

« Il y a très peu d'Africains en Turquie, et la plupart des gens ne voient des noirs que pendant les matchs de foot : pour beaucoup, les Africains ne sont que des créatures qui jouent au foot. »

Ce n'est pas frustrant, que les clubs stambouliotes se partagent systématiquement les titres ?
C'est pour ça que je soutiens aussi Galatasaray, mais je suis un romantique : quand on voit ce que Leicester a fait en Angleterre, on se dit que les choses peuvent changer. En plus, ce qui existe en Turquie existe désormais à une autre échelle un peu partout ailleurs, les inégalités budgétaires ont augmenté : on le voit avec l'arrivée des princes arabes au PSG par exemple… Ça devient compliqué dans certains championnats, mais la cote de Leicester en début de saison était de 5000 contre 1, et ils ont gagné : c'est peut-être le début d'un changement, qui sait ?

Quand vos personnages parlent de foot, ils sont souvent très négatifs ; était-ce le ton…







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