Architecture : 5 projets pour allier HLM et esthétique

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Innovation, habitat durable... La Caisse des Dépôts et l’Union sociale pour l’Habitat ont de grands projets pour les HLM. Elles ont dévoilé les lauréats de l’appel à projets pour une «architecture de la transformation».

«J’ai assez travaillé avec le monde HLM pour savoir qu’il y a de l’innovation et des choses magnifiques», s’est enthousiasmée la nouvelle ministre du Logement Emmanuelle Cosse, en agrémentant son discours de l’équation que l’on trouve désormais dans n’importe quel projet de construction de logements: mixité sociale et habitat durable... pour construire ensemble la ville de demain. La ministre a dévoilé à l’hôtel de Pomereu (VIIe arrondissement) les 5 bailleurs sociaux lauréats de l’appel à projets pour une «Architecture de la transformation» concernant des logements sociaux et intermédiaires.

Cet appel à projets, lancé en septembre 2015 et ouvert à tous les bailleurs sociaux, a suscité 52 candidatures visant à l’émergence de nouvelles réponses architecturales, techniques et organisationnelles sur trois grands thèmes: performance énergétique et environnementale, évolutivité et adaptabilité des logements, transformation d’usage et évolution des bâtiments. «Avec cette expérimentation, nous souhaitons créer une dynamique favorable à tout le secteur du logement», a expliqué Pierre-René Lemas., directeur général du groupe Caisse des Dépôts, tout en précisant sa volonté de faire de l’architecture «un nouvel axe d’avenir pour le groupe».

Voici le détail des cinq projets - répondant chacun à une question locale - qui entreront début mars en incubation pour une durée 8 mois dans «le Lab CDC» (incubateur de projets innovants du groupe Caisse des Dépôts).

• Actis, dans l’agglomération grenobloise. Question: quelles réponses les bailleurs sociaux peuvent-ils apporter aux enjeux écologiques, économiques et sociaux, dans leur développement, à horizon 2020? Pour ce projet, les locataires sont au cœur de la conception et de fabrication afin de s’approprier leur logement. Trois innovations y sont testées: un mur régulateur et isolant (avec un remplissage d’ossature bois, terre, et chanvre), un plancher en remplissage terre (pour ses performances phoniques et inertielles), la finition en enduit terre (pour son confort hygrothermique).

• Batigère Nord Est, sur trois sites en France. Ce projet répond à une problématique précise: face à la raréfaction du foncier, la cession par l’État d’une partie de son patrimoine immobilier (hôpitaux, casernes, sites industriels délaissés) peut servir pour construire des logements sociaux. L’État a fixé pour objectif la production nationale annuelle à 150.000 unités. Problèmes: ces sites très spécifiques rendent difficile leur transformation en logements...

• Estuaire de la Seine, au Havre. Comment tendre vers le zéro charges en modifiant la gouvernance des projets avec des habitants-acteurs: de la conception à l’usage de logements locatifs? Une solution pour répondre à cette problématique: la fonction des espaces communs partagés seront déterminés par les «habitants-acteurs» afin d’y favoriser les échanges. Le «zéro-charge» passe aussi par l’appropriation des espaces extérieur et un travail partenarial entre les habitants.

• OPH 93, à Stains (93). Il s’agit ici de piloter une opération de renouvellement urbain. Sur la base d’un site pré-identifié (la démolition du Programme de rénovation urbaine du Clos Saint-Lazare à Stains), des morceaux de béton démolis seront récupérés, puis réutilisés afin de construire différents composants d’ouvrage.

• SNI Sud Ouest, à Bordeaux. Tout le projet tourne autour d’un concept de «structure capable», ossature tridimensionnelle pouvant accueillir à la fois des logements, des bureaux, des parkings, et permettre à chacun la plus grande flexibilité possible.

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