« Arbitre, c'est loin d'être facile »

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« Arbitre, c'est loin d'être facile »
« Arbitre, c'est loin d'être facile »

L'échange par visioconférence a duré quinze minutes. Au premier étage de la tour Eiffel, en marge du lancement des 15es Journées nationales de l'arbitrage, deux des meilleurs représentants français, Clément Turpin (34 ans) pour le football et Alexandre Ruiz (29 ans) pour le rugby, ont évoqué les spécificités de leur métier.

En quoi est-ce important de mettre les arbitres en valeur chaque année ?

CLÉMENT TURPIN. C'est primordial d'avoir un coup de projecteur comme ça pour mettre en valeur notre activité. Les occasions d'évoquer positivement l'arbitrage sont relativement rares. C'est pour ça que je tiens à saluer la fidélité de la Poste qui, depuis quinze ans, nous soutient.

ALEXANDRE RUIZ. Je partage vraiment l'avis de Clément. C'est très important d'avoir un soutien aussi fort dans notre métier car ce n'est pas tous les jours facile.

 

87 % des Français pensent qu'il est de plus en plus compliqué d'arbitrer, avez-vous ce sentiment ?

C.T. Je retiens surtout les 87 % de gens qui estiment aussi que l'arbitrage est important pour le sport. Mais, effectivement, c'est une activité loin d'être facile. On est souvent sur le fil du rasoir parce qu'une décision se prend en une fraction de seconde. C'est ça qui la rend délicate. Mais aussi excitante.

A.R. Chaque week-end, on se rend compte que les gens nous soutiennent énormément parce qu'ils ont conscience que notre fonction est très compliquée. Encore plus peut-être au rugby ces temps-ci : la pression est tellement forte que nos décisions sont de plus en plus importantes.

 

Comment cette pression se traduit-elle ?

A.R. Je pense vraiment que les enjeux économiques font que le droit à l'erreur existe beaucoup moins.

C.T. C'est quelque chose qu'on connaît et dont on a l'habitude. Mais on y est préparé, formé. On fait avec. C'est un paramètre à prendre en compte et on se prépare à la hauteur de ces enjeux.

 

Comment le rugby devra-t-il ...

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