Arbitrage dans l'affaire Tapie : les contradictions de Stéphane Richard

le
0
Arbitrage dans l'affaire Tapie : les contradictions de Stéphane Richard
Arbitrage dans l'affaire Tapie : les contradictions de Stéphane Richard

Stéphane Richard, l'actuel patron d'Orange, s'est-il prononcé en 2007 en faveur d'un arbitrage dans l'affaire Tapie de son plein gré ou sous une pression ? A cette époque, il était directeur de cabinet du ministre de l'Economie et des Finances de Jean-Louis Borloo puis de Christine Lagarde qui a échappé à la mise en examen. La sentence rendue par ce tribunal arbitral avait attribué en 2008 403 millions d'euros à Bernard Tapie et aux liquidateurs de ses sociétés.

«Le Canard Enchaîné» à paraître mercredi 5 juin, publie des confidences qu'il aurait faites le 3 juin à des journalistes de l'hebdomadaire. Il aurait confié avoir reçu une instruction directe du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant en faveur de l'arbitrage. Il explique que «le choix de l'exécutif était parfaitement clair» : «En juillet 2007, Jean-François Rocchi (le président du le consortium de réalisation, qui s'est porté partie civile, lire ci-dessous), et moi avons été convoqués par Claude Guéant. Il nous a donné pour instruction de recourir à un arbitrage.»

Selon le journal satirique, Stéphane Richard entendrait livrer cette version des faits à la justice lors de sa prochaine convocation, le 10 juin. Un éclairage qu'il récuse quelque peu mardi soir.

Stéphane Richard : «Pas d'ordre donné par l'Elysée»

«J'ai eu une réunion, à l'été 2007, avec Claude Guéant et Jean-François Rocchi», président du CDR chargé de liquider le passif du Crédit Lyonnais, «au cours de laquelle il a été confirmé que l'arbitrage était la meilleure solution», a expliqué Stéphane Richard à l'AFP. «Il n'y a pas eu d'ordre donné par l'Elysée» à propos d'un arbitrage sur lequel «tout le monde était d'accord à l'époque. C'était pour faire un arbitrage, pas un arbitrage frauduleux», a insisté l'ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, ministre de l'Economie au moment de l'arbitrage.

Lors de cette réunion, «il est apparu ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant