Aramco mettrait en Bourse ses activités aval, non amont-sources

le
0
    KHODAR, Arabie saoudite/DUBAI, 10 janvier (Reuters) - 
L 'Arabie saoudite envisage de mettre en Bourse ses 
participations dans des coentreprises de raffinage avec des 
compagnies pétrolières étrangères mais ne touchera pas aux 
activités d'exploration et de production du géant national Saudi 
Aramco, apprend-on auprès de sources bien informées. 
    Des managers d'Aramco ont été informés que le groupe 
envisage de mettre en Bourse des "filiales communes dans l'aval" 
en Arabie saoudite et à l'étranger, ont-elles précisé. 
    Une des options serait de créer une société holding qui 
regrouperait les participations dans les activités en aval, a 
indiqué une des sources. "Ce serait cette holding qui serait 
introduite en Bourse, pas Aramco elle-même", a dit ce 
responsable en demandant à ne pas être identifié pour des 
raisons politiques. 
    Le marché mondial de l'énergie bruisse de spéculations 
depuis que le vice-prince héritier Mohamed ben Salman a, dans 
une interview au journal The Economist, laissé la porte ouverte 
à une prochaine introduction en Bourse d'Aramco dans le cadre 
d'un programme de privatisations destiné à renflouer les caisses 
de l'Etat en cette période de prix bas du pétrole.   
    Aramco, la plus grande compagnie pétrolière du monde, a 
confirmé vendredi envisager diverses options parmi lesquelles 
une cotation en Bourse "d'un pourcentage approprié de ses 
actions et/ou de filiales en aval." 
    Ses réserves estimées d'environ 265 milliards de barils de 
pétrole, soit plus de 15% des réserves mondiales, en feraient en 
cas d'introduction en Bourse la première entreprise qui 
dépasserait les 1.000 milliards de dollars (920 milliards 
d'euros) de valorisation, estiment des analystes. 
    Mais plusieurs sources ont averti que la taille massive 
d'Aramco et son importance stratégique pour le royaume saoudien 
rendaient peu probable une ouverture du capital de sa maison 
mère. "Le gouvernement ne renoncera jamais au joyau de la 
couronne", a dit un banquier haut placé à Ryad. 
    Les autorités vont plutôt relancer des plans existants de 
cession d'actions dans le vaste empire pétrochimique d'Aramco, 
qui en lui même vaut des dizaines de milliards de dollars. 
    Un précédent existe déjà avec PetroRabigh  2380.SE , une 
coentreprise de raffinage et de pétrochimie dont Aramco et le 
japonais Sumitomo Chemical  4005.T  détiennent chacun 37,5% et 
qui a fait ses débuts à la Bourse de Ryad en 2008. 
    "La priorité numéro un est de mettre en Bourse l'aval, c'est 
comme un fruit qui ne demande qu'à être cueilli", commente Essam 
al-Zamel, un éditorialiste économique bien connu en Arabie 
saoudite. 
    Aucun commentaire n'a pu être obtenu dimanche auprès 
d'Aramco. 
 
 (Reem Shamseddine, Celine Aswad et Rania El Gamal, Véronique 
Tison pour le service français) 
 

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant