Arafat : Israël entre ironie et dénégation

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L'arrivée du cercueil d'Arafat à la Mouqata'a le 12 novembre.
L'arrivée du cercueil d'Arafat à la Mouqata'a le 12 novembre.

Haussement d'épaules, ironie ou dénégation catégorique. C'est l'accueil réservé par Israël à la publication du rapport médical suisse sur les causes de la mort de Yasser Arafat. "Nous avons à faire à l'épisode numéro cent et quelques du feuilleton Souha Arafat contre les successeurs de son mari" a déclaré Ygal Palmor, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères à Jérusalem. Sur sa lancée, il ajoutait qu'Israël n'avait rien à voir avec la mort d'Arafat.

Chez les proches du Premier ministre d'alors, Ariel Sharon, le son de cloche n'est pas très différent. Son directeur de cabinet Dov Weisglass explique qu'Israël n'avait aucun intérêt à liquider le chef de l'OLP, "qui, de toute manière, à l'époque, était totalement neutralisé à Ramallah". Raanan Gissin, lui aussi membre du premier cercle de Sharon dans ces années-là, va même plus loin. Il précise que les instructions du "patron" étaient de prendre toutes les précautions pour qu'Israël ne soit pas accusé de la mort d'Arafat. "C'est aussi pour cette raison que Sharon a permis l'évacuation vers un hôpital en France d'Arafat, lorsqu'il s'est avéré qu'il était mourant."

Dans le concert des réactions et commentaires, il y a aussi celles des experts. Comme Ehoud Neeman, ce spécialiste en radioactivité. Il estime qu'après huit ans, il est impossible compte tenu de la durée de vie du polonium 210 de déterminer s'il en reste encore des traces....

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