Arafat et Huda, les Roméo et Juliette du Yémen

le
1
Arafat et Huda, les Roméo et Juliette du Yémen
Arafat et Huda, les Roméo et Juliette du Yémen

Sept siècles après la tragédie des amants de Vérone, l'histoire d'Arafat Radfan et Huda Al-Niran, deux personnages bien réels, est en train de déchaîner les passions au Moyen-Orient. Comme Roméo et Juliette, ce Yéménite de 25 ans et cette Saoudienne de 22 ans ont vécu un amour impossible sur fond de pression familiale.

A l'instar de son aînée, Huda a tout fait pour échapper au mariage arrangé que lui concoctait son père. Plutôt que de se procurer du poison, elle a décidé de fuir son pays et de rejoindre son bien-aimé au Yemen en passant illégalement et secrètement la frontière. Un périple audacieux qui l'a menée en prison en octobre dernier mais s'est finalement soldé par une libération ce mardi, grâce à l'intervention du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). «Tout est bien qui finit bien», écrivait Shakespeare.

«Nous ne marions pas nos filles aux Yéménites»

Arafat et Huda se rencontrent il y a trois ans en Arabie saoudite, où le jeune homme a contracté un petit job dans une boutique de téléphones portables, comme des milliers de jeunes de son pays qui viennent quotidiennement gonfler la main-d'oeuvre de leur voisin. Ils tombent vite amoureux, au grand dam du père Al-Niran qui refuse d'accorder la main de sa fille à l'étranger dont elle s'est entichée, étape pourtant indispensable à l'épanouissement d'une idylle dans ce pays musulman. «Nous ne marions pas nos filles aux Yéménites», a alors lancé le père au prétendant, selon le journal Yemen Times.

Obstiné et éperdument épris de sa belle, Arafat réitère sa demande en mariage à plusieurs reprises avant de rentrer dans son pays, espérant que le temps fera son travail. Mais loin de se laisser attendrir, le père de Huda veut mettre fin à leur histoire et arrange un autre mariage pour sa fille. Avec un Saoudien, un vrai, cette fois-ci. Huda sait que ce ne sont pas des paroles en l'air : ses grandes soeurs ont connu ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • cavalair le mercredi 27 nov 2013 à 01:19

    «Nous ne marions pas nos filles aux Yéménites», Je m'etonne ne n'avoir rien entendu d'Harlem Desir et de sa bande de co.chons pua.nts C'est pourtant du racisme Non?? Il n'a peut etre pas l'Internet