Arabie saoudite ou Iran : la France a choisi son camp

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Le président François Hollande, aux côtés du roi Abdullah Bin Abdulaziz al-Saoud, à l'occasion de sa visite en Arabie saoudite, le 29 décembre 2013.
Le président François Hollande, aux côtés du roi Abdullah Bin Abdulaziz al-Saoud, à l'occasion de sa visite en Arabie saoudite, le 29 décembre 2013.

L'année 2013 a signé le retour de l'Iran. Isolée diplomatiquement sous l'ère Ahmadinejad, la République islamique est revenue sur le devant de la scène internationale par la grande porte. À la faveur de l'élection en juin du président "modéré" Hassan Rohani, Téhéran a changé de ton et a précipité la conclusion d'un accord intermédiaire limitant son programme nucléaire, qui empoisonne ses relations avec l'Occident depuis une décennie. Surtout, les ayatollahs ont entamé en catimini des discussions directes avec les Américains, une première en trente ans. "Ce rapprochement entre l'Iran et les États-Unis, même s'il est timide, change totalement la donne de la région", souligne Fatiha Dazi-Héni, maître de conférences à l'IEP de Lille et spécialiste des monarchies du Golfe. Une évolution qui pourrait sensiblement modifier les rapports de force dans la guerre confessionnelle que se livrent musulmans sunnites (pays du Golfe) et musulmans chiites (Iran) et qui trouve actuellement son apogée dans le conflit syrien. L'Iran devenu incontournable Or, sur ce dossier aussi, l'Iran demeure en position de force. Plus grand allié de Bachar el-Assad, à qui elle apporte soutien militaire (armes et combattants du Hezbollah chiite) et financier, la République islamique a permis au président syrien de reprendre le dessus sur la rébellion majoritairement sunnite. De fait, Téhéran est un interlocuteur obligé dans tout règlement politique du conflit. Le...

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  • mlcbnb le lundi 27 jan 2014 à 08:15

    L'Iran a encore quelques tonnes de papier vert. Il aimerait bien pouvoir s'en débarrasser.