Arabie Saoudite : la flagellation du blogueur militant encore reportée

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Arabie Saoudite : la flagellation du blogueur militant encore reportée
Arabie Saoudite : la flagellation du blogueur militant encore reportée

La justice saoudienne a repoussé vendredi, pour la troisième fois consécutive, la flagellation du blogueur Raif Badaoui. Ce citoyen saoudien, incarcéré depuis 2012, a été condamné en novembre dernier par la cour d'appel de Ryad à dix ans de prison, 1 000 coups de fouet en vingt semaines et 260 000 $ d'amende pour «insulte à l'Islam». Et l'attente de décision de la cour suprême, auprès de qui feu le roi Abdallah avait formulé un recours, ne suspend pas les sanctions.

Animateur du site de débats Liberal Saudi Network, et lauréat du prix Reporters sans frontières 2014, Raif Badaoui avait subi 50 coups de fouets le 9 janvier, sur la place de la mosquée de Djeddah, mais les deux séances suivantes de flagellation avaient été repoussées pour des raisons médicales. Son cas a soulevé l'indignation à travers le monde, l'ONU dénonçant une sentence «cruelle et inhumaine». De nombreuses associations de défense des Droits de l'Homme et des libertés ont pris fait et cause pour lui, demandant l'annulation de sa peine, surtout après la marche du 11 janvier, à laquelle avait participé Nizar al-Madani, ministre d'Etat saoudien aux Affaires étrangères.

Dans un entretien à Paris Match, l'épouse de Badaoui, Ensaf Haidar, réfugiée depuis 2013 au Canada avec leurs trois enfants, après avoir erré d'Egypte au Liban, s'alarme de l'état de santé de son époux, qui pourrait être la raison de ce troisième report. «Il ne cicatrise pas et ne mange pas bien, pas suffisamment. Je suis terriblement inquiète pour sa santé», confie-t-elle. Soulagée que son mari ait été transféré le 9 janvier dernier dans une prison moins insalubre que la précédente, elle alerte néanmoins: «entre 2012 et sa flagellation le 9 janvier 2015, mon mari n'a jamais vu la lumière du jour !»

La mort du roi saoudien ne devrait pas changer le sort du militant. «Le roi Salmane est de la même famille qu'Abdallah et, surtout, ne va pas révolutionner ...

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  • M7360510 le vendredi 30 jan 2015 à 14:57

    La peur de la vérité est le début de la complicité , ceux qui sont concernés par cette réflexion se reconnaitront