Arabie saoudite-Iran : une escalade qui fait le jeu de Daech

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Des manifestants à Téhéran brandissent le portrait de Nimr Baqir al-Nimr, le dignitaire chiite qui a été exécuté par l'Arabie saoudite.
Des manifestants à Téhéran brandissent le portrait de Nimr Baqir al-Nimr, le dignitaire chiite qui a été exécuté par l'Arabie saoudite.

La crise entre l'Arabie saoudite et l'Iran suscite lundi de vives craintes dans la presse française. Selon les éditorialistes, l'escalade en cours fait le jeu de l'organisation djihadiste État islamique (EI). Rappel des faits : la mise à mort samedi en Arabie saoudite du cheikh saoudien chiite Nimr Baqer al-Nimr, un opposant virulent du pouvoir sunnite à Riyad, a suscité de violentes critiques de l'Iran, mais aussi des manifestations lors desquelles l'ambassade saoudienne à Téhéran a été incendiée et le consulat saoudien, attaqué dans la ville de Machhad (Nord-Est). En réaction, les autorités de Riyad ont rompu leurs relations diplomatiques avec celles de Téhéran.

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"Visiblement, c'est l'heure des faucons en Arabie saoudite", estime Jean-Pierre Perrin dans Libération. "Ce n'est plus aujourd'hui seulement Téhéran qui montre ses muscles. Riyad, aussi, exhibe les siens. Et elle ose le faire sans l'appui des États-Unis", qui ont appelé les deux pays au calme.

Dans Le Figaro, Georges Malbrunot explique qu'"il y a comme un parfum de revanche dans l'exécution du cheikh al-Nimr, 10 jours après la liquidation du chef rebelle syrien Zahran Alloush, près de Damas. À la tête de L'armée de l'islam, financée et appuyée par Riyad, Alloush était l'homme clé des Saoudiens dans...

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