Arabie saoudite: 5 personnes meurent d'un coronavirus proche du SRAS

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Cinq personnes ayant contracté le coronavirus proche du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) sont décédées en Arabie saoudite, a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi le ministère de la Santé.

Leur mort porte à 16 le nombre de personnes décédées dans le monde après avoir contracté ce virus, détecté pour la première fois à la mi-2012, dont neuf en Arabie saoudite.

Dans un communiqué publié par l'agence officielle saoudienne SPA, le ministère de la Santé a précisé que deux personnes également atteintes par cette infection respiratoire se trouvaient à l'unité de soins intensifs dans un hôpital du royaume.

Les cinq personnes sont décédées "au cours des derniers jours" dans la province d'Al Ihsa, dans l'est du royaume, a précisé le ministère, assurant que "les autorités ont pris toutes les mesures préventives nécessaires" pour empêcher la propagation du virus.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait annoncé le 26 mars la mort à Munich d'un septuagénaire saoudien qui avait contracté ce virus.

Le patient, transféré d'Abou Dhabi à Munich le 19 mars, avait voyagé au Pakistan et en Arabie saoudite avant de tomber malade.

Actuellement, l'OMS ne dispose toujours pas de suffisamment d'informations pour parvenir à des conclusions sur le mode et la source de transmission du coronavirus.

Les cas d'infection par ce nouveau coronavirus - nCoV dans le jargon médical- ont été détectés en Arabie saoudite, en Jordanie, au Royaume-Uni et en Allemagne.

L'OMS avait appelé à la vigilance à l'égard de cette grave infection respiratoire. Elle avait indiqué le mois dernier travailler avec des experts internationaux et des pays où des cas ont été enregistrés pour évaluer la situation et étudier des recommandations de vigilance.

Une épidémie de SRAS a causé la mort de plus de 800 personnes en Chine en 2003, déclenchant une alerte sanitaire à l'échelle mondiale.

Le nouveau virus est cependant différent du SRAS, notamment parce qu'il provoque une insuffisance rénale rapide.

Des chercheurs américains utilisent des singes comme modèle de recherche pour le nouveau coronavirus proche du SRAS qui a tué à ce jour 11 des 17 personnes infectées, avaient indiqué les Instituts nationaux de la santé (NIH) dans une correspondance publiée dans le New England Journal of Medicine daté du 4 avril.

Ce modèle animal développé en décembre 2012 devrait permettre de faire des recherches sur un vaccin et des antiviraux potentiels, estiment les NIH.

Le modèle animal montre que les signes cliniques de l'infection avec ce coronavirus apparaissent moins de 24 heures après l'infection.

Ces symptômes sont surtout une perte de l'appétit, une température élevée, une accélération de la respiration, la toux, la chair de poule et une posture voûtée.

Chez les singes comme chez les humains, l'infection affecte les poumons en profondeur, provoquant une pneumonie.

Les chercheurs essayent aussi de déterminer si le fait que ce virus infecte la partie basse des voies respiratoires l'empêche de se propager efficacement.

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