Aqmi revendique le meurtre des journalistes de RFI au Mali

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DES ISLAMISTES REVENDIQUENT LE MEURTRE DES JOURNALISTES DE RFI
DES ISLAMISTES REVENDIQUENT LE MEURTRE DES JOURNALISTES DE RFI

NOUAKCHOTT (Reuters) - Une brigade d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué le meurtre des deux journalistes français de RFI tués samedi dans le nord du Mali, rapporte mercredi le site internet mauritanien d'informations Sahara Médias.

Leur assassinat, précise le communiqué de revendication, est une réponse aux "crimes perpétrés par la France et ses alliés onusiens, maliens et africains".

La revendication émane de combattants fidèles à Abdelkrim al Targui, qui commande une des brigades d'Al Qaïda dans la région, a indiqué Abdallah Mohamedi, le patron du site internet auquel des islamistes actifs au Mali transmettent régulièrement des communiqués.

Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été enlevés puis tués samedi à Kidal alors qu'ils venaient de réaliser une interview avec un représentant des rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).

Dans la matinée, François Hollande a évoqué en conseil des ministres l'enquête lancée pour retrouver leurs agresseurs, indiquant sans autre précision que "les investigations progressent".

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, qui rapportait les propos du chef de l'Etat, s'est refusée à commenter les informations du journal Le Monde, qui assure que les services de renseignement français ont identifié trois des quatre personnes ayant participé à l'enlèvement et précise que ces "trois ravisseurs présumés auraient combattu au sein de la katiba d'Abdeldrim al Targui".

Dès lundi, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait indiqué que des suspects étaient interrogés par les autorités maliennes.

Le ministre malien de la Justice, Mohamed Ali Bathily, a indiqué mercredi soir sur BFMTV qu'"il semblerait que l'analyse des informations tirées de certains portables indique bien que certaines personnes interpellées étaient en lien avec Aqmi".

Le communiqué cité par Sahara Médias indique que la mort des deux journalistes ne constitue qu'une petite partie du prix que François Hollande et le peuple français auront à payer pour l'intervention lancée en janvier par l'armée française au Mali pour stopper la progression des islamistes armés.

En mars dernier, Aqmi avait déjà annoncé avoir tué un autre otage français, Philippe Verdon, en représailles au déclenchement de l'opération Serval.

L'Elysée n'a pas voulu réagir directement à cette revendication, indiquant simplement que "la France souhaite soutenir les efforts du gouvernement malien pour que les crimes ne soient pas impunis, quels qu'en soient les auteurs".

Mardi, Paris a annoncé un renforcement de sa présence militaire dans la région de Kidal, où 150 soldats seront redéployés.

Laurent Prieur; Bertrand Boucey et Henri-Pierre André, avec Julien Ponthus et Yann Le Guernigou pour le service français

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  • M3182284 le mercredi 6 nov 2013 à 21:47

    Faisons ce que le mossad a fait aux terrosistes de Munich: exterminons les

  • kalas le mercredi 6 nov 2013 à 19:38

    Tout à fait secours1. Et après, on étendra dire que cette religion proclame la paix et l'amour.

  • secours1 le mercredi 6 nov 2013 à 19:20

    ISLAM, encore et encore

  • imozen le mercredi 6 nov 2013 à 18:58

    deux balles pour elle, trois pour lui.

  • LeRaleur le mercredi 6 nov 2013 à 18:29

    Égorgés ou troués de balles ? On voudrait savoir.