APRR se prépare à sortir de la Bourse de Paris

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PARIS (Reuters) - Le concessionnaire Autoroutes Paris Rhin Rhône (APRR) a annoncé vendredi que sa sortie de la Bourse de Paris interviendrait dans les prochains jours à la suite d'une décision de justice qui rejette les recours déposés à l'encontre de cette démarche.

Cette décision de justice constitue l'épilogue d'un feuilleton inédit qui dure depuis plus de deux ans.

"Le 29 novembre, la Cour d'appel a rendu un arrêt au fond rejetant les recours formés contre la décision de l'Autorité des marchés financiers sur la conformité de l'offre (publique de retrait, NDLR). L'offre sera donc rouverte dans les prochains jours pour au moins dix jours de négociation, le retrait obligatoire intervenant à l'issue de cette période", indique APRR dans un communiqué.

L'AMF devrait publier "prochainement" un avis fixant le calendrier détaillé de la procédure de retrait de la cote.

APRR, filiale d'Eiffarie - coentreprise entre Eiffage et la banque d'investissement australienne Macquarie -, fait l'objet depuis septembre 2010 d'une offre publique de retrait (OPR) suivie d'un retrait obligatoire des actions au prix de 54,16 euros à des fins de simplification.

L'opération était contestée par le conseil général de Saône-et-Loire, dont Arnaud Montebourg était président jusqu'à ce qu'il devienne en juin ministre du Redressement productif, au nom de l'"inaliénabilité" des parts que certaines collectivités publiques détiennent encore dans le concessionnaire, héritage de la privatisation des autoroutes françaises en 2005.

Le conseil général de Saône-et-Loire possède 0,025% du capital d'APRR et considère que le retrait obligatoire constitue une "expropriation irrégulière au regard du droit public".

L'AMF avait pour sa part jugé que l'offre était "équitable", APRR étant à ses yeux un actif composé essentiellement du droit d'exploitation d'un réseau autoroutier concédé à un opérateur privé.

Matthias Blamont, avec Gilles Guillaume, édité par Cyril Altmeyer

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  • phil2404 le vendredi 30 nov 2012 à 10:21

    "Le conseil général de Saône-et-Loire possède 0,025% du capital d'APRR et considère que le retrait obligatoire constitue une "expropriation irrégulière au regard du droit public"."Propos parfaitement logiques quand on connait le nom de son président, qui désire nationaliser Florange