Après un an au pouvoir, le PS portugais a le vent en poupe

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    LISBONNE, 25 novembre (Reuters) - Un an après son retour au 
pouvoir, le Parti socialiste portugais, qui gouverne avec le 
soutien des députés communistes et du Bloc de gauche sur un 
programme anti-austérité, a largement progressé dans les 
intentions de vote, selon un sondage de l'Université catholique 
diffusé vendredi par la radiotélévision publique RTP. 
    D'après cette enquête Universidade Católica, le PS du 
Premier ministre Antonio Costa est crédité de 43%, un score qui, 
si des élections législatives avaient lieu aujourd'hui, le 
mettrait pratiquement en position de décrocher une majorité 
absolue au Parlement. 
    Aux élections d'octobre 2015, le Parti socialiste avait 
réuni 32% des suffrages, derrière le Parti social-démocrate 
(PSD, droite) du Premier ministre sortant, Pedro Passos Coelhos, 
qui avait obtenu un score de 38%. 
    Mais la gauche est revenue au pouvoir à la faveur d'un 
accord de soutien au Parlement conclu avec le Bloc de gauche 
(gauche radicale, 10% environ des voix) et les communistes (8%). 
    En décembre 2015, deux mois après l'investiture du 
gouvernement Costa, un sondage de l'Universidade Católica 
plaçait le PS à 34% des intentions de vote, le Bloco de Esquerda 
à 11% et les communistes à 7%. 
    Dans le sondage publié vendredi, les deux alliés de Costa 
sont en recul (le Bloc perd trois points, les communistes un). 
Le bloc de droite PSD/CDS-PP passe lui de 41 à 36%. 
    Alors que certains observateurs estiment que les socialistes 
pourraient militer pour des élections législatives anticipées si 
leur cote continue de progresser dans les sondages, le président 
du PS, Carlos Cesar, a déclaré vendredi que l'accord en place 
était appelé à durer. 
    "Aujourd'hui, alors que nous célébrons notre première année 
au gouvernement, nous estimons que la confiance avec notre 
majorité parlementaire va croissant", a-t-il dit. 
    "Les Portugais doivent savoir que c'est une solution stable, 
qui apporte des résultats bénéfiques au pays." 
    En un an, le gouvernement Costa a annulé plusieurs mesures 
prises par son prédécesseur dans le cadre de la politique 
d'austérité mise en place en échange d'un plan de renflouement 
financier à hauteur de 78 milliards d'euros négocié en 2011. 
    Les baisses de salaires ont été supprimées, de même que 
certaines hausses d'impôts. 
    L'exécutif a réussi cependant à maintenir la trajectoire de 
réduction du déficit public. 
    --- 
    Le sondage Católica a été mené du 19 au 22 novembre auprès 
de 977 personnes; sa marge d'erreur est de 3,1 points. 
 
 (Andrei Khalip; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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