Après sept années ternes, l'immobilier espagnol reprend des couleurs

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Le marché s’était effondré en 2008, après dix ans de bulle immobilière. Rien qu‘en juillet, le nombre de ventes a augmenté de 13,9% par rapport à juillet 2014. La reprise est là, même si certaines régions restent à la traîne.

Le marché espagnol reprend (enfin) des couleurs. Les prix immobiliers ont augmenté de 4% en avril-juin sur un an, ce qui constitue leur cinquième mois de progression et leur plus forte hausse depuis la fin 2007 - soit sept ans - selon des données publiées mardi par l’Institut national de la statistique (Ine). Si on entre dans le détail, les prix dans l’immobilier neuf ont augmenté de 4,9% en moyenne quant ils se sont accrus de 3,8% sur le marché de l’ancien. Ces excellents chiffres confirment la reprise du marché immobilier qui s’était effondré en 2008 après dix ans de bulle.

Rien que sur le mois de juillet, le nombre de ventes a augmenté de 13,9% par rapport au même mois de 2014, avec un total de 32.714 transactions! Un chiffre qui est en progression pour le 11e mois consécutif mais ne représente que la moitié de la moyenne des transactions dénombrées à la fin de 2007: soit 955.000... Le chemin est donc encore long. L’économie espagnole est sortie de récession à la fin 2013 et le gouvernement prévoit pour cette année une croissance de 3,3%.

Il reste 530.000 logements neufs encore invendus

«L’Espagne dispose encore d’un stock de logements conséquents, explique au Monde Fernando Encinar, chef d’étude du principal portail de vente immobilière. «À Madrid, en Catalogne, sur la côte méditerranéenne ou au Pays basque, le marché immobilier est en voie d’assainissement après avoir vu les prix chuter de 40 % à 50 %.» Ce n’est pas le cas dans d’autres provinces de la région madrilène où la bulle a fait beaucoup plus de dégâts. Le stock de logements neufs non vendus est encore estimé à 530 000 pour l’ensemble du pays...

La reprise se fait sentir globalement, et ce, pour plusieurs raisons. En 2012, le gouvernement espagnol avait créé la Sareb, une entité qui a récupéré les actifs immobiliers des établissements financés par l’argent public. Cette entité a largement fait baisser en appliquant de fortes décotes, ce qui a attiré des fonds d’investissements étrangers. Les particuliers étrangers ont eux aussi - contrairement aux espagnols - investit dans la pierre espagnole, profitant des bonnes affaires sur le littoral méditerranéen.

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