Après Paris, sept Etats US refusent d'accepter des réfugiés syriens

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BOSTON, 16 novembre (Reuters) - Sept Etats des Etats-Unis, dont le Texas et la Louisiane, ont annoncé qu'ils refuseraient désormais d'accueillir des réfugiés syriens sur leur territoire à la suite des attentats de vendredi soir à Paris. L'Alabama et le Michigan ont pris cette initiative dès dimanche. Le Texas, l'Arkansas, l'Indiana, la Louisiane et le Mississippi se sont ralliés à eux lundi. "Le Texas ne peut pas participer à un programme qui aboutirait à la relocalisation au Texas de réfugiés syriens dont n'importe lequel d'entre eux pourrait être lié au terrorisme", explique Greg Abbott, le gouverneur républicain du Texas, dans une lettre ouverte adressée à Barack Obama. "Ni vous ni aucun autre responsable fédéral ne peut garantir que des réfugiés syriens ne se livreront pas à une activité terroriste", ajoute-t-il. Face à la crise des réfugiés en Europe, l'administration Obama s'est fixé comme objectif annuel d'accueillir 15.000 réfugiés supplémentaires sur les deux prochaines années. (voir ID:nL5N11Q0Q5 ) Ils s'appuient notamment sur le fait qu'un passeport syrien a été retrouvé à côté du corps de cet homme, qui s'est fait exploser près du Stade de France. Il est au nom d'un Syrien de 25 ans, Ahmad al Mohammad, qui s'est fait contrôler le mois dernier en Grèce. (voir ID:nL8N13B1IE ) Mais des juristes estiment que les gouverneurs n'ont pas nécessairement le pouvoir de s'opposer à l'admission de réfugiés sur le territoire de leurs Etats. "En matière d'immigration, le pouvoir est dévolu au gouvernement fédéral. S'ils accueillent des réfugiés syriens, ils seront là", relève Deborah Anker, qui enseigne le droit à la Harvard Law School. "Les gens ne se rendront pas à la frontière d'un Etat en particulier. C'est le gouvernement fédéral qui les acheminera", ajoute cette spécialiste des questions d'immigration. Les gouverneurs de ces sept Etats sont tous républicains; l'un d'eux, Bobby Jindal, gouverneur de Louisiane, brigue l'investiture de son parti en vue de l'élection présidentielle de novembre 2016. Un autre candidat des primaires républicaines, Ben Carson, a estimé lui que le Congrès devait suspendre le financement de tous les programmes liés à l'accueil de réfugiés syriens. Plusieurs autres candidats lancés dans les primaires républicaines, dont Jeb Bush et Donald Trump, ont parallèlement réclamé lundi une intensification de l'engagement militaire américain contre les djihadistes de l'Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak. Ils se gardent toutefois de prôner le déploiement d'importantes forces de combat américaines au sol pour affronter les islamistes. (voir ID:nL8N13B4GR ) (Scott Malone; Henri-Pierre André pour le service français)

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